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parties. En exceptant les palais des souverains, onnen citerait guère en Europe qui réunissent, à plusde grandeur, un ensemble plus achevé. Le Berninavouait sincèrement qu’il n’y en avait point de mieuxbâti ni de plus régulier.
Le plan du palais présente une étendue de 60toises en longueur, et de 5o toises sur les deux moin-dres côtés, qui sont ceux des façades sur la rue deTournon et sur le jardin. A la réserve du corps debâtiment du jardin, ce plan forme un carré presqueexact, dont toutes les parties se correspondent avecart et symétrie; avantage qu’il est rare de rencontrerdans les grands édifices.
La simplicité du plan répond à sa régularité. Ilconsiste en une seule et vaste cour environnée de por-tiques , et flanquée de quatre corps de bâtimentsqu’on appelle pavillons. La seule irrégularité que l’ony remarque, est occasionné par la saillie que les deuxpavillons du fond de la cour, produisent sur les ailesdes portiques latéraux. Cette avance, qui annonce lecorps de bâtiment principal, était beaucoup mieuxmotivée avant la restauration ; parcequ’elle venait à larencontre d’une terrasse qui, formant une sorte deseconde.cour dans la principale, produisait un assezbon effet au-devant de cette partie de l’édifice. Au-jourd’hui la terrasse tet ses montées ont été suppri-mées, pour faire valoir le vestibule, et faciliter auxvoitures l’approche du palais. Ainsi, selon la diffé-rence des usages, les édifices doivent changer ; et lesrestaurations ont toujours le désavantage d’être obli-
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