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île donner à cette façade un autre caractère, etM, Poyet éleva, en avant, le beau péristyle qui sertaujourd’hui de perspective au pont, et de pendant àl’église de la Madeleine .
L’entrée du palais, sur la rue, est la plus magnifiquede toutes celles qu’on cite à Paris . Elle consiste en unegrande porte, accompagnée de chaque côté d’une co-lonnade d’ordre corinthien. Ce vestibule annonce unriche et vaste édifice.
La première cour n’y répond que par son étendue :les bâtiments dont elle est formée n’ont aucun ca-ractère. Mais la seconde cour offre un assez belensemble de portiques et de masses bien distribuées.L’avant-corps du fond était autrefois couronné par ungroupe, sculpté par G. Coustou le jeune, représentantApollon sur son char, entouré de quatre Génies figu-rant les Saisons. Sur les faces latérales étaient quatregroupes de Muses, par Pajou . Cette ancienne décora-tion a été totalement changée, et au fond de la se-conde cour s’élève aujourd’hui et se détache, sur lenu du mur, un portique orné de colonnes corin-thiennes, qui fut construit pour annoncer la principaleentrée de la salle des séances. Cette entrée a étédepuis reportée sous le péristyle qui fait face au pont.Les deux figures, placées sur des piédestaux en avantdu portique intérieur, représentent Minerve, parM. Bridan fils, et la Force, par M. Espercieux. Lesdeux figures qui soutiennent le cadran, sont de M. Fra-gonard.
La salle des séances est demi-circulaire, éclairée par