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ment multipliés au château de Richelieu , en Poitou,faisaient allusion à la charge de surintendant de lamarine et du commerce, dont le ministre était revêtu.
C’est dans cette aile gauche de la seconde cour, quin’existe plus, qu’avait été construite la célèbre galeriedes hommes illustres. Cette galerie, ainsi située, setrouvait dans l’alignement, et formait pour ainsidire le prolongement, de la galerie consacrée à l’his-toire du cardinal, qui occupait l’aile gauche de lapremière cour. Richelieu avait voulu qu’on y dé-ployât la plus grande magnificence, et qu’on mîttoute la recherche possible dans son exécution. Ilavait choisi lui-même les vingt-cinq personnages cé-lèbres que l’on y voyoit, et dont les portraits étaientpeints par Champagne, Vouet , d’Egmont et Pocr-sons. De plus petits tableaux représentaient les prin-cipales actions de la vie de ces grands hommes, avecleurs devises. Des bustes antiques, la plupart enmarbre, séparaient les peintures, et introduisaientune grande variété dans cet ensemble, où figuraientaussi, plus pour le plaisir de l’esprit que pour celuides yeux, des épigraphes et des distiques latins.
Avant de céder définitivement le Palais-Royal àla maison d’Orléans , Louis XIV l’avait encore fortagrandi, en y réunissant l’ancien palais Brion , bâtirue de Richelieu par le duc de Danville, et où les aca-démies de peinture et d’architecture tinrent d’abordleurs séances. Jules Hardouin Mansard construisitsur cet emplacement une magnifique galerie, où An-toine Coypel peignit, dansquatorze tableaux, lesprin-