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ne s’accorde plus avec les usages et ne satisfait pasaux besoins actuels, il y attrait de l’injustice à enaccuser les hommes d’alors. Paris est plus que doubléen étendue et en population, depuis le milieu duseizième siècle, et le luxe de commodité comme demagnificence s’est accru dans une proportion beau-coup plus grande encore. Jadis l'Ilôtel-de-Ville n’é-tait destiné qu’à quelques cérémonies annuelles, et iln’était, à vrai dire, le chef-lieu d’aucune grandeadministration. Une vaste salle pour les banquetspublics, était la partie la plus importante de ces sortesde bâtiments. C’i st encore dans ce système, qu’est con-struit l’hâtel-dc-ville d’Amsterdam , un des plus beauxédifices de l’Europe .
Principal théâtre des scènes tumultueuses de larévolution, et livré, pendant plusieurs années, à tousles genres de dégradations, l’Hôtel-de-Ville a étédépouillé, dans son intérieur, de tout ce qui pouvaity rappeler le gouvernement monarchique, c’est-à-direde presque tous les ouvrages de l’Art qui servaient à ledécorer, L’esprit de destruction qui régnait alors, n’aguère respecté que les douze mois de l’année, sculptésen bois par J. Goujon, dans une des pièces voisines delàgrande salle. Cet édifice, consacré ensuite à des usa-ges subalternes, semblait, en quelque sorte, voué àl’oubli, lorsqu’on forma, en 1801, le projet d’y placerla préfecture du département, et par conséquent dele rendre en partie à son ancienne destination.
L'exécution de ce projet devait amener la restau-ration complète de fHôtel-de-Ville, et elle s’est opé-