gouverneur et par l’état-major; la droite, par lesmédecins et chirurgiens en chef. Dans le pavillon dumilieu, au-dessus du vestibule, est une bibliothèque,qui sert aussi de salle de conseil. Cette bibliothèquen’a rien de remarquable assurément ; mais il est bonde dire que ce n’est point un établissement nouveau,comme on affectait de le répandre. Il y en avait unedès les premiers temps de la fondation de l’IIôtel; elleétait confiée aux missionnaires de Saint-Lazare, quidesservaient l’église et qui avaient leur communautédans les bâtiments de l’ouest. Ces prêtres sont main-tenant remplacés par plusieurs ecclésiastiques, dontle chef a le titre de curé, et en exerce les fonctions.
Sous les combles des bâtiments qui sont à droite,on a arrangé une quantité considérable de mo-dèles, fort bien exécutés, qui représentent très endétail les principales fortifications de France . Cettecollection précieuse n’est point de nature à être expo-sée indifféremment à la curiosité du public. Il faut,pour la voir une permission expresse du ministre dela guerre, et elle ne s’accorde encore que pendant untrès petit nombre de jours dans l’année.
Tout est fort simple dans cet immense intérieur,si l’on en excepte les quatre réfectoires, ornés depeintures curieuses. On y voit, aux extrémités, degrands tableaux de l’arrocel le père, représentantdes traits de la vie de Louis XIV , et sur les murailles,Martin, élève de Van der Meulen , a exécuté, à l’huile,des tableaux de batailles, des vues de sièges, des plansde places fortes, relatifs aussi à l’histoire du fonda-