DESCRIPTION
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ment un genre de décoration qui remplace avanta-geusement la sculpture, la peinture à fresque. Onvoit au fond de l’escalier la figure d’Hygie , déessede la santé, peinte parM. Gibelin; dans une grandesalle du rez-de-chaussée, le même artiste avait repré-senté la Pharmacie, l’Ostéologie , la Botanique, laMyologie, la Pathologie, l’Angéiologie : ces peinturesainsi qu’une statue de LouisXV , parTassaert, ont dis-paru.
Un grand morceau du même peintre orne l’amphi-théâtre: c’est un sujet allégorique, exécuté en clair-obscur, ou grisaille, qui retrace l’origine et lesbienfaits de l’art de guérir, ainsi que les noblesencouragements qui lui sont offerts par le souverain.Au-dessous de ce tableau sont les bustes des deuxfondateurs de l’académie de Chirurgie, La Peyronnieet Lamartinière ; ils sont de la main de Lemoine.
Il y a peu d’édifices aussi heureusement pensésque celui-ci ; et si toutefois on trouve quelque choseà desirer dans certains détails de la décoration exté-rieure, la critique se tait devant la beauté de l’en-semble. Ce bâtiment, autrefois placé dans une rueétroite, est aujourd’hui sur une place assez grandepour lui donner tout son effet. M. Gondonin, quil’érigea, vient d’en orner les abords par une fontainedont nous avons précédemment donné la description.Espérons que cet artiste, par l’achèvement de cetteplace, pourra jouir lui-même de sa renommée toutentière.