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Tome second.
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que Blondel nous eût reproduit une copie des arcsantiques : mais notre respect n’est point aveugle. Etsi nous admirons dans la porte Saint-Denis l'unité del’ensemble, la simplicité des masses et la fierté desprofils, nous sommes forcés, en même temps, de blâ-mer son peu d’épaisseur qui lui donne l’air d’une dé-coration théâtrale, et lui ôte cette solidité apparentequ’on doit trouver principalement dans un édificede ce genre. Les pyramides sont des ornementspostiches et de mauvais goût : il suffisait des trophées,qui auraient brillé bien davantage sur un fond lisse.

Nous ne critiquerons point les petits passages pra-tiqués dans les piédestaux, ils ne sont pas heureuse-ment placés; l’architecte lui-même en jugeait ainsi,et s’opposa fortement à cette addition, mais il futobligé de céder à l’autorité. C’est un des défauts decette belle composition, et nous regrettons qu’on n’aitpas eu l’idée de les faire disparaître en restaurant cetarc de triomphe, conformément aux idées connuesde son illustre auteur.

N’omettons pas, mais sans nous y arrêter, une cri-tique de philologue. On ne devrait pas donner, dit-on, le nom de porte à un véritable arc de triomphe.Cela n’est vrai que jusqu’à un certain point : car lesarcs de triomphe à Rome étaient primitivement desportes qu’un sentiment religieux avait conservées lorsdes agrandissements de la ville; ainsi rien n’est con-tradictoire dans cette dénomination de la porte Saint-Denis , et l’usage l’autorise suffisamment.