LA PEINTURE ALPESTRE
Pendant trop longtemps on a laissé dans un oubli immérité uneécole de peinture, modeste il est vrai, et se développant péniblementdans son étroite sphère, mais originale et digne d’éloges au doublepoint de vue de sa nationalité et de son courage. Peindre les Alpes ,
| reproduire les effets sublimes d’une gigantesque nature, telle était latâche, trop audacieuse sans doute, que les artistes suisses n’avaientpas craint d’accepter. Mais l’amour ardent de leur pays les y pous-sait, et s’ils ne sont que rarement arrivés à la hauteur de leur idéal,s’ils n’ont pu compléter le poëme grandiose que leur imaginationavait ébauché, il faut reconnaître, pour être juste, qu’ils nous enont laissé de magnifiques épisodes.
Comme autrefois les Flamands , les peintres suisses comprirentun jour qu’il était temps d’abandonner cette nature stéréotype del’Italie dont le style paraissait définitivement imposé à la peinture de