’ rien envoyé, dans la croyance erronée que les ouvrages nou-» veaux étaient seuls admis. M. Galame a malheureusement par-' tagé cette croyance. v
< Les comités cantonaux voudront bien m’excuser, continue M.
* Barman , si j’ajoute que quelques-uns d’entre eux ont accepté des
* ouvrages avec une facilité qu’on s’expliquerait s’il s’était agi
* d’une exposition locale, mais qui n’était pas de mise pour un' concours aussi solennel.
« Telle quelle, notre exposition n’était donc pas l’exacte expres-
* sion de l’état actuel des beaux-arts dans la patrie de Léopold
* Robert et de Pradier. »
En effet, on se ferait une tout autre idée de nos artistes en par-courant la Suisse et en visitant nos musées. Et cependant voici laliste des récompenses accordées à des ressortissants suisses par lejury.
M. Calame, de Genève , a obtenu une médaille de l re classe.
M. Van Muyden, de Lausanne , une médaille de 2 e classe.
M. Gsell, de St-Gall , une médaille de troisième classe.
MM. Edouard Girardet et Albert Meuron, de Neuchâtel , le pro-fesseur Ulrich, de Zurich, et Frédéric Weber, de Bâle , ont eu desmentions honorables.
Plusieurs Suisses d’origine figuraient parmi les lauréats étran-gers. Ainsi M. François Forster, du Locle , graveur, a obtenu unemédaille de première classe ; M. Karl Bodmer, peintre, de Zurich ,une médaille de seconde classe, et M. Karl Girardet, de Neuchâtel ,pour la peinture, et M. Vêla, du Tessin , pour la sculpture, ont eudes mentions honorables.
S. M. l’empereur des Français a acheté le Lac des Quatre-Can-lons, de M. Calame, et le Réfectoire des Capucins, de M. Van Muy-den ; S. M. l’impératrice a retenu la sainte Vierge et l'enfant Jésus,de M. Paul Deschwanden.
11 semble, en outre, qu’on ait évité à dessein de donner à notre