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lois somptuaires, en harmonie avec les austères principes du cal-vinisme, proscrivaient toute espèce de luxe et défendaient mêmeaux femmes de se farder, friser ni poudrer les cheveux, ainsi quede porter montres d’horloge et miroirs à la ceinture (1).
Mais l’art au lieu de sortir à Genève comme ailleurs des pompesreligieuses ou royales, devait prendre naissance dans l’industrie-Les fabriques d’horlogerie et de bijouterie qui s’établirent de bonneheure (2) dans ce petit Etat nécessitèrent la culture de quelquesgenres artistiques tels que la peinture sur émail, la gravure oule modelage des ornements. Les artistes qui puisaient dans ces com-mencements un goût plus vif et plus impérieux de l’art, durents’expatrier, et allèrent en Italie , en Allemagne , en France ou enAngleterre exercer des talents que leur pays n’encourageait pas.
Turquet de Mayerne (3), qui fut le médecin ordinaire de Henri IV d’abord, puis ayant passé en Angleterre à la mort de ce dernier,remplit le même emploi auprès de Jacques 1 er , puis de Charles I er ,profita de ses connaissances en chimie pour perfectionner la pein-ture sur émail, dont le fameux Petitot allait brillamment profiter.
Jean Petitot (4), élève et ami de Pierre Bordier, fit avec celui-ci ses études artistiques en Italie . Ces deux artistes travaillaient en-
de se retirer de la ville dans la quinzaine. (J.-J. Rigaud. Recueil derenseignements relatifs à la culture des beaux-arts à Genève , 2 e par-tie , 1846.)
(1) Ordonnances et Règlement nouveau concernant les habits, nop-ces, banquets, etc., fait et passé par les Petit et Grand Conseils, le 21octobre 1626, reveu, accreu au subject des nouveaux abus, et publié le5 septembre 1631.
(2) En 1587, Charles Cusin, originaire d’Autun , en Bourgogne ,introduisit l'horlogerie et la bijouterie à Genève . ( J.-J. Rigaud. —'Ouvrage cité.)