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Àrlaud (1), le célèbre peintre en miniature, contribua aussi à lagloire de Genève . G. Brice, dans une description de Paris écriteen 1713, dit.* qu’aucun peintre en miniature ne pouvait l’emportersur Arlaud. » On attribue au duc d’Orléans un propos encore plusflatteur. « Jusqu’à présent, aurait dit le prince, les peintres en mi-h niature ont fait des images ; Arlaud leur a appris à faire des« portraits : sa miniature a toute la force de la peinture à l’huile. »Et les courtisans de renchérir là-dessus, disant : a II lit jusqu’au« fond de nos âmes. »
Un des peintres de pastels les plus estimés du dix-huitièmesiècle fut Liotard (2), dont le talent spirituel et plein de grâce nous alégué une grande quantité de portraits des hommes illustres de sonépoque. Son pastel de Mme d’Epinay, au musée de Genève , est unmodèle d’élégance, d’expression et de couleur. Il est encore aussifrais maintenant que pouvait l’être Mme d’Epinay à vingt-cinq ans.
Pour terminer l'énumération de ces peintres isolés, qui précédè-rent par leurs talents individuels la création définitive d’une écolegenevoise , nous pouvons encore citer le plus original de tous, Jean Hubér (3). On connaît une feuille de lui gravée à l’eau-forte et quireprésente trente-cinq têtes de Voltaire , toutes sous des aspects dif-férents et toutes d’une parfaite ressemblance. Une plaisanterie desa part, qui consistait à faire faire à son chien le profil de Voltaireen lui présentant à mordre une croûte de pain, lui valut presqueautant de célébrité que ses productions sérieuses. Il mit aussi à lamode l’art de la découpure, dans lequel il excellait. Ses tableauxsérieux ont eu, en général, pour sujet des chasses, des chevaux,