PAYSAGISTES
Diday, Calame, Guigon.
Ce n’est pas sans raison qu’on s’en était tenu, jusqu’à M. Diday, àla représentation des plaines ou des vallées, en ne réservant auxmontagnes que les lointains. 11 était généralement admis que la re-production de ces masses colossales et sublimes ne pouvait être abor-dée par la main de l’homme et qu’il fallait se maintenir dans uncadre plus circonscrit. Pourquoi alors ne proscrivait-on pas pourla même raison la peinture de marines? Car l’Océan, avec ses hori-zons infinis, ses tempêtes fantastiques, ses transformations lumi-neuses, devait paraître tout aussi écrasant pour le génie de l’hommeque les grandes scènes des Alpes . Cependant, voici quelle était,entre ces deux tâches, également immenses, la différence essentielle.C’est que le ciel, occupant dans les marines une place beaucoup