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La peinture alpestre / par William Reymond
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et qui retrace ce moment du jour le soleil, descendu sous l'horizonde la plaine, n éclairé plus que les hautes cimes des Alpes , M. C®'lame a placé les montagnes les plus élevées au-dessous de la lign emédiane, en laissant au ciel un plus grand espace qu a la terre. Üa fait ainsi dun sujet alpestre un tableau presque italien.

Il est inutile de rappeler ici le souvenir de la IJandeck, desHautes Alpes après un orage, du Lac des Quatre-Cantons . Cestableaux sont connus partout, et la lithographie sest chargée depuislongtemps de les populariser. Nous regrettons de ne pouvoir donnerune idée des Quatre Saisons et ce tableau récent du Mont-Blanc ,(qui, au dire des connaisseurs, a surpassé tout ce qui sétait fai*jusqualors dans notre peinture nationale. Malheureusement M. Ca*lame, surchargé de commandes, nexpose plus dans nos salons. Sesplus belles toiles, à peine terminées, senvolent vers les pays loin'tains, et vont porter ailleurs des jouissances qui nous sont désormaispresque interdites.

On a reproché à M. Calame de faire valoir à linfini son proprefonds. Pour nous, loin de len blâmer, rien ne nous paraît, au comtraire, plus naturel et plus légitime. Un artiste ne peut et ne doitexprimer quune certaine face de lart, celle qui a constitué soncaractère original, et bienheureux celui qui y arrive ! Mais ensuit®sa tâche est remplie, et cest à dautres à nous révéler des horizonsnouveaux de linépuisable nature.

De la divergence de procédé des deux maîtres de lécole gene'voise sont sorties deux tendances bien distinctes, que leurs élèvesse sont chargés de pousser jusquà lextrême.

M. Diday, à force de shabituer aux effets étranges, accidentspresque fantastiques quil avait su dérober aux colères passagèi eSdes hautes Alpes, avait fini par se faire une nature à lui, dont I®

lartiste la reproduit avec quelques modifications pour le Musée ^Neuchâtel .