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« avec succès et produisent des œuvres remarquables, donnant
* ainsi à ceux de la Suisse un exemple qu’ils ne suivent guère, et« leur enlevant la gloire d’avoir posé les fondements d’une école al-
* pestre qui, ainsi que toute autre a sa raison d’être, et ne manque« d’aucun des éléments réputés indispensables à l’art du paysage.»
Il en est du paysage suisse comme de tout ce qui est beau etsimple en même temps. Pour l’apprécier, il faut arriver au détail.Au premier aspect, cette nature n’étonne pas même, elle laissefroid ; mais qu’on s’en approche, qu’on arrive peu à peu à suivreses variations de physionomie, ses humeurs, ses magnifiques co-lères ou ses suaves nonchalances, alors on admire, on s’émeut,et, à mesure que l’intelligence de ces beautés la pénètre, lame segrandit pour les concevoir.
Si jamais on pouvait ressusciter le paysage historique, c’est peut-être en Suisse , dans cette terre de la démocratie et de la liberté,qu’il trouverait les plus grandes inspirations. Qui sait si ce n’estpas une gloire que nous réserve l’avenir? Quoi qu’il en soit, nouspouvons donner une idée des ressources que possède notre histoire,en étudiant les œuvres sérieuses qu’elle a déjà produites au sein de1 école genevoise .