DES ANCIENS.
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de la plupart de nos théâtres est le résultat despéculations qui impriment presque nécessai-rement à ces édifices le sceau de l’économie, etquelquefois de la parcimonie.
Cette différence entre notre climat, nosmœurs, nos usages, et ceux des Grecs et desRomains, ont amené celles qu’on trouve entreles théâtres de deux âges si éloignés. Mais pour-quoi n’est-ce que depuis peu d’années que nousavons su , à toutes les commodités que nousexigeons, réunir une partie du grandiose desédifices antiques?
Les représentations théâtrales proscrites parla religion chrétienne , cessèrent tout-à-fait à lachute de l’empire romain : pendant plusieurssiècles les édifices qui leur étaient consacrés,^ ainsi que les amphithéâtres arrosés du sang despremiers martyrs, furent considérés commedes masses propres à faire des citadelles ou descarrières qu’on exploita pour bâtir des palais oudes couvents. Les premiers jeux de la scène quireparurent chez nous, se montrèrent donc dansles places publiques. Un simple échafaud surdes tréteaux, ordinairement accompagné d’unbâti garni de tapisseries, était le lieu de l’action.Les spectateurs s’assemblaient autour sur le