FAVART.
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sur cinquante-six de largeur. Les loges des ac-teurs ont à tous les étages des corridors parti-culiers qui mènent au théâtre. Ces loges sontau nombre de quarante-cinq. Les magasins etateliers nécessaires au service du théâti’e occu-pent le reste du bâtiment.
La salle du théâtre Favart est trop étroitepour sa profondeur. Les -côtés, qui se raccor-dent à la scène par une courbe, sont mal dis-posés pour les spectateurs, obligés en quelquesorte à se retourner pour voir le spectacle ; delà la perte d’un certain nombre de places parla trop grande obliquité des cloisons des loges.L’avant-scène comme étranglé n’a pas de grâce,et cependant il a seul dans Paris l’avantage den’être pas embarrassé de loges. Le nu des mas-sifs qui portent l’arcade donne du repos à lacomposition, sépare bien la scène de la salle, etprépare le spectateur à porter son attentionuniquement vers ce lieu, que sa dispositionannonce renfermer l’objet de la réunion dece nombreux auditoire ; comment veut - onque l’illusion soit complète au théâtre sans cetartifice? comment l’attention peut-elle être cap-tive, lorsque la vue tombe à-la-fois et surl’acteur, qui n’est pas dans le tableau formé