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DE LA SCÈNE
par des feuilles tournantes qui changeaient enun instant la face de la scène, ou par des châs-sis qui se tiraient de chaque côté comme nousles employons dans nos théâtres. Il paraîtraitcependant que ces changements ne se faisaientni avec une grande célérité, ni fort adroite-ment, car Vitruve ajoute qu’à chaque fois onlevait la toile, et nous venons de voir qu’a-lors lever la toile c’était comme chez nous labaisser.
Les ailes de la scène auxquelles était fixée latoile, n’avaient de saillie que le huitième de lalargeur de cette partie du théâtre. Les feuillesne pouvaient pas être plus larges, et il devaitconséquemment y en avoir dix pour former ladécoration; savoir : huit au fond et deux enailes; et comme chacune de ces feuilles devaitfournir trois changements , il fallait qu’ellesfussent doubles et disposées de telle sorte qu’é-tant pliées elles présentassent une des troisscènes, et que se repliant ensuite les unes surles autres, de gauche à droite ou de droite àgauche, elles formassent les deux autres scènes.Ce mouvement ne pouvait avoir lieu qu’autantque les feuilles portaient de deux en deux surun point fixe et commun, c’est-à-dire que les'