THÉÂTRE DE l’aMBIGU-COMIQUE. 129une révolution dans les petits théâtres d’alors.Mais bientôt, pour ne pas se laisser supplanterpar un nouveau théâtre des Variétés , établi en1775, dans le voisinage de l’Amhigu (1), Audi-not augmenta son spectacle de la pantomime,genre alors peu connu à Paris , et auquel ildonna une existence durable par l’ensemble etla précision des jeux muets heureusement com-binés et soutenus par une harmonie expres-sive. En 1785 ce théâtre passa en d’autres mains,quoique l’édifice et même le privilège fussentrestés la propriété des héritiers de son fondateur.
Après avoir, sans jamais changer de nom,donné toute espèce de spectacle, l’Ambigu-Co-mique, depuis la réduction des théâtres en 1807,est demeuré affecté au mélodrame.
Ce genre bâtard, emprunté aux Allemands ,s’est tellement naturalisé en France , qu’il fautpresque lui assigner une place dans notre litté-rature. Des situations dramatiques, des senti-ments atroces ou vertueux, portés jusqu’à l’exa-gération, un style sententieux, les lazzis d’unniais, des combats, et un magnifique appareilthéâtral, font de ce genre les délices de la mul-
(1) Théâtre des Jeunes Artistes déjà décrit.