CHEZ LES MODERNES.
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les spectateurs par un rateau placé à un piedou deux de distance de cette double cloison. Ilfaudrait encore que les sièges des musiciens,soutenus et tournants sur des tiges de fer scel-lés au fond de la voûte en contre-bas de l’or-chestre, ne touchassent pas à son plancher;de sorte qu’une fois les symphonistes assis,le corps même de l’orchestre, portant pourainsi dire en l’air et ne touchant à rien, vibrâtet résonnât sans obstacles et fournît comme ungrand instrument répondant à tous les autrespour en augmenter l’effet. Ces dispositionsavaient été habillement pratiquées dans la sallede spectacle que l’on avait passagèrement con-struite en 1764 dans le manège des grandesécuries à Versailles .
C’est à l’absence d’une partie de ces précau-tions qu’on doit le manque d’effet de nos or-chestres. Les spectateurs n’en sont point assezséparés, et le placement des musiciens, suivantleurs divers instruments, serait peut-être sus-ceptible d’amélioration. On peut voir à ce sujetce que dit J.-J. Rousseau. Les préceptes lumi-neux de ce philosophe sont en cette matièreune règle à suivre, et qu’on voit avec peine né-gliger par-tout.
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