DEPUIS SA RESTAURATION. l'J’Jlief sont en pâte de Sarrebourg ; il en est demême des cariatides de la salle et du foyer. Lesfigures du plafond auraient demandé à êtreplus étudiées. Toute cette décoration a étéexécutée par MM. Roure et Lesueur.
Le rideau d’avant-scène, de la compositionde M. Baraguey, offre la continuation de la dé-coration architecturale de la salle. Sous les voû-tes feintes que supportent des colonnes , onvoit un grand escalier que termine en haut unefontaine avec cascade. Des deux côtés sur despiédestaux s’élèvent les statues de Thalie et deMelpoméne . Ce morceau de perspective faithonneur au talent de M. Daguerre ; mais, ainsique nous l’avons déjà dit, il n’est aucunementpropre à faire un rideau qui, nous le répétons,ne doit être qu’une draperie.
Le plafond est construit en volige sur champ;ses intervalles sont remplis par une toile recou-verte de sept à huit épaisseurs de papier, surlesquelles a été posée la toile qui a reçu les su-jets de peinture.
On voit que, hien que la nouvelle salle del’Odéon soit jusqu’à ce jour la plus riche deParis , qu’elle n’ait peut-être même ailleurs derivales que celles de Versailles et de Turin : elle