I 84 THÉÂTRE DE l’odÉON
lorsque plusieurs édifices pourront être alimen-tés par un seul établissement, présente encoreplus d’avantages ; outre la grande économie etla propreté, il est impossible d’obtenir une lu-mière plus vive, plus blanche et plus égale.
Quelque attention qu’on ait de suspendre lelustre à une hauteur telle qu’il se trouve com-pris entre les rayons visuels de deux étages deloges , il n’est pas moins vrai que tous les spec-tateurs dont la direction de la vue passe prèsde cette sphère de lumière en sont éblouis, etdistinguent difficilement la scène, et que tousceux qui se trouvent à peu près de niveau aveclui ne peuvent porter sans fatigue, les yeux suraucun point de leur horizon. Cet inconvénientn’existerait pas si, comme en Italie , au leverdu rideau le lustre était enlevé au-dessus ducintre, le théâtre gagne un bien plus grandeffet de lumière par le demi-jour dans lequelse trouve la salle, et l’attention du spectateurest moins détournée. Cela conviendrait peusans doute à nos dames qui vont au spectacle,autant pour être vues que pour voir; mais n’yaurait-il pas quelque moyen de placer le foyerde lumière tout-à-fait au haut de la salle demanière à l’éclairer tout entière, ainsi que