LE VAUDEVILLE.
PLANCHE XII et XIII.
De tout temps le vaudeville a été cher auxFrançais , de tout temps le vaudeville lui a servià chanter ses plaisirs ou à peindre ses malheurs.A une époque où il avait moins de bonheur àcélébrer que de regrets à former, comme iln’osait pas tout dire, le vaudeville, aiguisé d’unepointe épigraminatique, était l’arme avec la-quelle il fit souvent pâlir le despote sous sondais, et l’oppresseur sous la pourpre. C’étaitavec des chansons qu’on censurait les opéra-tions mercantilles etvexatoires des ministres;c’était avec des chansons que l’on persifflait lescourtisans et les vils flatteurs ; là, comme onle disait alors, là tout finissait par des chansons.
Depuis près de deux siècles il y avait desthéâtres à la Foire, et les Marionnettes préten-