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trois fois autant de spectateurs; mais malheuralors à ceux qui sont près de cette barre, carnon seulement ils sont condamnés à rester troisheures sur leurs jambes, mais encore à soute-nir tout le poids de la foule, et en quelque lieuqu’on soit placé, on est toujours en proie à unmouvement de flux et reflux qui est inévitable;c’est un vrai supplice, et l’on ne peut trop s’éton-ner de voir que dans la plupart de nos théâtresde province, le parterre ne soit pas encore assis.
L’avant-scène avait trente-quatre pieds d ou-verture; le théâtre avait soixante-six pieds danssa plus grande largeur, sur quatre-vingts deprofondeur. Il était encore prolongé de vingt-un pieds par une vaste salle de répétition quis’ouvrait de la largeur comprise entre les deuxderniers châssis. Les loges d’acteurs, et appar-tements accessoires étaient dans les parties laté-rales.
Le plafond de cette salle, légèrement bombéétait en bois, assemblé avec beaucoup de soin.Les peintures de Du Rameau étaient justementestimées.
Le 8 juin 1781, à la suite de la représenta-tion de l’Orphée de Gluck, le feu prit à unetoile de cintre ; en quelques heures ce théâtre ^