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cond rang de loges qui formait ainsi balcon.Au-dessus de la corniche qui couronnait cettepremière ordonnance et qui formait l’impostede l’arc d’avant-scène, régnait une colonnadecorinthienne fort légère, et, sur 1’acrotère ornéde bas-reliefs qui la terminait, on voyait lequatrième rang de loges qui se cachait sousle vêla du plafond. Cette partie était presquecirculaire ; le vêla, fond blanc, était peu chargéd’ornements, et très propre par-là à réfléchiret augmenter l’éclat de la lumière du lustre.
Des ornements de bon goût, un heureuxaccord de couleurs douces, rendaient l’effet decette salle très agréable et avantageux pour lesfemmes. Indépendamment de l’avant-scèneproprement dite, qu’on trouvait à ce théâtre,il y avait ce que nous avons appelé une fausseavant-scène, espèce de tradition dans la dis-tribution de nos salles de spectacles qu’on re-trouve dans toutes , mais qui avait ici l’avan-tage de n’occuper que l’espace de l’orchestre,et ne pas mettre ainsi de loges sur la scène.Une simple draperie formait le rideau de clô-ture , mais il y avait un double rideau qu’onne descendait que dans les entre-actes, et quioffrait un sujet poétique.