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magasin. L’atelier des peintres était dans lecomble au-dessus de la salle.
L’ensemble de l’édifice avait ainsi deux centquarante-huit pieds de long sur soixante-sixde largeur, et cent vingt-six dans sa plus grandehauteur. Depuis le théâtre jusqu’à la rue Saint-Lazare s’étendait un jardin dans le genre libre,qui offrait l’agrément de la promenade dansl’attente et dans les intervalles du spectacle.Ce genre d’agrément, très convenable à ladestination de ce théâtre, ne peut se rencon-trer de la même manière dans un théâtre pu-blic ; mais celui-ci pourrait être accompagnéd’allées ou de quinconces qui rempliraient lemême objet et ajouteraient à la décoration.
En examinant attentivement le plan de cethéâtre, on voit combien il est habilementtracé. La petite irrégularité qui se remarquedans le bâtiment d’entrée provient de l’obliga-tion imposée à l’architecte de conserver le pa-villon dont nous avons parlé. Cette cour, quirappelait si heureusement les péristyles décritspar Vitruve dans ses maisons grecques, en sé-parant le théâtre de la rue, lui donnait cecaractère privé, condition expresse de sa des-tination. Son portique offrait à-la-fois une com-