DES TUILERIES.
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de Saint-Sulpice, obtint de Louis XV la permis-sion de donner à son profit des spectacles desimple décoration pour former des éléves en cegenre : on sait à quel point de perfection il avaitpoussé cet art dans la forêt enchantée, sujet em-prunté de la Jérusalem délivrée, et dans la des-cente d’Enée aux enfers.
L’incendie de l’Opéra, arrivé le 6 avril 1778,fut cause que l’Académie Royale de musique,pour ne pas suspendre son spectacle, put dispo-ser de la salle des machines. L’emplacement duthéâtre étant immense suffit seul pour y formerune salle et un théâtre provisoire, que l’Opéraouvrit le 24 juillet 1764, et où il joua jusqu’au2 6 janvier 17 7 o ; à cette époque il passa au nou-veau théâtre bâti aux frais de la ville, attenantle Palais-Royal. Depuis 1770jusqu’à l’ouverturede l’Odéon en 1783, les comédiens français jouèrent dans la salle provisoire des Tuile-ries, qui, en 1784, fut accordée aux concertsspirituels.
Ces concerts, établis avec privilège, en mars17 2 5 , par François Philidor fils, du célèbre com-positeur de ce nom, avaient lieu depuis la fonda-tion dans la salle dite des Cent-Suisses , aujour-d’hui la salle des maréchaux. Ils étaient destinés