DE L’OPÉRA. 289
tions scéniques. L’architecte a , par un motifà la convenance duquel le public a applaudi,supprimé les baignoires de l’avant-scène: ungoût sévère eût exigé la suppression de toutesles loges de ces eutrecolonnements, et le trans-port de la loge royale au fond de la salle,comme à l’Odéon et dans les théâtres d’Italie ;mais l’usage a prévalu.
On a, avec raison, supprimé aussi ces petitesloges solitaires, pratiquées dans le diamètredes colonnes, et qui prenant jour par les canne-lu res, 11e ressemblaient pas mal à des cages deménagerie. L’ordre corinthien s’élève mainte-nant dans toute sa majesté; l’or, sagement dis-pensé dans les devantures de loges, enrichit leschapiteaux et le magnifique entablement quiporte sur les couples de colonnes. Les mêmesarcs surbaissés qu’au théâtre des Arts, portentla même coupole: ce riche morceau fait égale-ment honneur à M. Debret, qui l’a composé,et au pinceau de M. Ciceri qui l a exécuté. Nousdevons ici relever une erreur qui nous est échap-pée, page 1 1 3 : ce n’est pas seulement huit musesque l’auteur a placées dans ses huit comparti-ments, mais bien les neuf, car il a su, avecbeaucoup d’art, grouper dans un même cadre