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3 oo THÉÂTRE-FRANÇAIS

J’or et de trop éclatantes couleurs ne troublaientpas le repos, nous semblait parfaitement d’ac-cord avec la sévérité de la scène.

Entraînés par le désir de rendre à la décora-tion de leur salle cet éclat que nécessite si sou-vent la légèreté de nos constructions et qui estsoumis comme autre chose au caprice de lamode, les comédiens du roi profitèrent de la clô-ture de Pâques 182.3 pour renouveler leur salle.Ils firent choix de M. Fontaine : un tel choix estun éloge. Cetarchitecte n’avait certes pas besoindu mince travail de la décoration intérieured’une salle de spectacle, pour faire, ni mêmepour soutenir sa réputation, non moins mé-ritée que brillante, et c’est peut-être à cette cir-constance, autant qu’aux données dans les-quelles il a dû se renfermer, que nous devonsla disposition actuelle des Français , dispositioninférieure, selon nous, à celle quelle a rem-placée.

Parmi les défauts que nous avons signalésdans l’ouvrage de Moreau, un de ceux sur le-quel le public était généralement d’accord,existait dans ce rang de bayes carrées, percées,dans le soubassement du premier ordre, et quinuisait à l’effet de l’architecture, sans donner