DU COMBAT.
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cinq cent quatre-vingt-dix. Il est couronné parune belle terrasse plantée d’arbres, et peut con-tenir trente mille spectateurs assis. Sa construc-tion date de 1807.
Les combats d’animaux survécurent à ceuxde gladiateurs, et l’Espagnol fait encore ses dé-lices des combats de taureaux. Chaque ville unpeu considérable a son amphithéâtre (plaza deloros ), qui ne diffère de ceux des Romains quepar sa forme circulaire et moins d’étendue. Ce-pendant celui de Madrid a deux cent quatre-vingt-sept pieds de diamètre: celui de Séville ,trois cent quatre-vingt-huit pieds, celui de Gre-nade cent quatre-vingts pieds.
Ce spectacle qui, en Espagne , est suivi par lacour et la meilleure société, 11emanque pas d’ap-pareil. Une musique lente et grave en annoncel’ouverture : on lâche dans l’arène un taureau vi-goureux. Quelques pic^adores à cheval, avec unriche vêtement bleu ou rouge, de satin, chargéd’or, excitent l’animal avec de longues lances, etn’échappent à sa fureur qu’avec le secours desbanderillos qui, aussi richement vêtus, mais àpied, jettent au taureau un voile blanc que bien-tôt après ils savent ressaisir. Ces banderillos atta-quentausÿ l’animal avec des dards parés de bain
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