336 AMPHITHEATRE
deux côtés, les étables et loges des animaux; lesdeux autres côtés forment des galeries des-quelles les spectateurs, debout, voient le spec-tacle à travers de fortes grilles en bois. L’étagesupérieur forme, sur les quatre faces, une gale-rie avec des gradins en amphithéâtre, et pouvantcontenir cinq cents personnes assises. Cette ga-lerie est décorée de draperies et les piliers sontformés par des palmiers feints. Dans les coursvoisines sont placées les loges des chiens.
Si nous avons parlé de cet amphithéâtre, c’estmoins par son importance, que pour montrerce que devrait être un pareil édifice, s’il conve-nait à la morale publique de propager un genrede divertissement qui ajoute à la brutalité deshommes qui le fréquentent, sans rien faire ga-gner au naturel des animaux qu’on y emploie;un spectacle où des cœurs lâches et féroces peu-vent sans danger contemplera loisir du sang etdes chairs palpitantes.
L’amphithéâtre est dehors et près de la bar-rière du Combat, l’un des cinquante-deux pro-pylées bâtis de 1787 à 1789, par Ledoux, ar-chitecte d’un génie fécond, ardent et mêmeexalté qui, trouvant soixante monuments à faire