Buch 
Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
Entstehung
Seite
388
JPEG-Download
 

MACHINES SOUFFLANTES.

MACHINES SOUFFLANTES.

m

fcultat» delà comparaison qu'il fait entre les principauxtypes de machines à vapeur, d’après les nombreux élé-ments pour le détail desquels nous renverrons ù l’ou-vrage original. C’est d’après ces chiffres que l’on doit

se déterminer à préférer un système à un autre, en-raison du genre d’applications qu’on en doit faire, descirconstances spéciales dans lesquelles on se trouveplacé.

A

CONSOMMATION

COMBUSTIBLE

ENTRETIEN.

OIÜNRK DE MACHINES.

de combustiblepar chei.-Tap. (75 kil. met.

par ao

ponr machine de

Dépenses par an

pour

TOTAL.

par seconde).

15 cbei. en argent.

4 5 cher.-Tap.

Machines de Wolf à deux cylindres et moyennepression.

1 k ,20 à 3 k

4,800

4067

8927'

Machines à grande détente et condensation (genreFarcot).

1 k ,30 ii 3“

Très-voisines de celles de Wolf,

* moins chères d'achat, mouvementproduit moins régulier.

Machines à haute pression pour les petites puis-sances (genre Bourdon).

3 k r 50 à 4 k ,i>0

9,720

3a70

13290'

Machines de Watt à basse pression.

4 k à 6 k

13,362

4190

17oh0'

On voit qu’en faisant la somme des dépenses de com-bustible et d’entretien, ces dernières {comprenant lamain-d'œuvre du chauffeur) relevées sur les livres demanufacturiers éminents, dontM. Grouvclle reproduit ledétail, il arrive, en les ramenant par une proportion autype commun d’une machine de 45 chevaux, à ce ré-sultat que les dépenses des trois systèmes principauxsont entre elles comme les nombres (3, 40 et 4 2, pourles pays où la houille coûte le prix admis pour ces cal-culs, qui est le prix de Paris, et montre que dans cecas, sauf pour les petites forces et lorsque l’eau manque,auquel cas on doit adopter les machines n° 3, on doitdonner toute préférence aux machines n° 4 et n° 2, etrepousser absolument les machines n° 4.

La conclusion change, et l’on peut employer raison-nablement les machines à basse pression là où lahouille coûte moins de 40 ù 12 francs les 4,000 kilog.(et elle coûte beaucoup moins sur le carreau des mines);mais, en dehors de ce cas, la préférence doit être don-née sans hésitation possible aux machines à longuedétente et à condensation. Bien entendu qu’il s’agit demachines bien établies, dans lesquelles notamment ilne se produit pas de vibrations par suite du peu de so-lidité des bâtis ou des frottements considérables parl’emploi de bielles trop courtes, que la comparaison serapporte aux machines également bien établies.

MACHINES SOUFFLANTES. L’avantage de sub-stituer aux machines soufflantes de grande dimensiondes machines plus petites, dans lesquelles le piston semeut rapidement, avantage que M. Debette avait sibien fait sentir dans cet ouvrage, antérieurement àl’époque où la pratique les a adoptées, a conduit à modi-fier les dispositions des puissantes souffleries néces-saires pour la marche des hauts fourneaux. MM. Ca-diat et Thomas et Laurens ont construit des machinesà vapeur à haute pression et à action directe qui ontdonné de très-bons résultats. Ces derniers ont rem-placé avec succès, par des tiroirs commandés par lamachine, les clapets d’entrée et de sortie d’air, dontl’action est bien moins sûre.

On est arrivé à donner aux pistons, air lieu de0 m ,60 à 4 mètre, des vitesses de 3 m ,25à 3 m ,80.

Nous donnons ci-contre la figure d’une constructionde ce genre exécutée en Angleterre et fort bien disposéepour une marche rapide du piston (fig. 3649 et 3650)par l’action directe de la machine à vapeur.

En ramenant l'air ù 0° et à la pression 0°,76, laquantité à insuffler en une minute par chaque kilog.de carbone soildc à convertir en oxyde de carbonedans le même temps, est, d'après MM. Thomas et

Laurens de 4 roC ,4 l ; ces ingénieurs ont reconnu qu’unkilog. de charbon de bois, débarassé de 7 p. 4 00 d’eau,de 2 p. 4 00 de cendres et de 4 4 p. 100 do matièresvolatiles, ne présente plus chargé au gueulard d’unhaut fourneau que 0 k ,765 de charbon solide, exigeantalors 3 inc , 37 i d’air à la tuyère par minute.

Le coke moyen renfermant 5 p. 4 00 d’eau, 3 p. 400de matières volatiles et 4 2 p. 100 de cendres donne0 k ,8i)0 de carbone solide par kilog. de coke chargé augueulard, et exige 3 mc ,528 pour être converti en oxydede carbone.

En prévision des pertes d’air on peut, en pratique,injecter 25 p. 400 d’air, en plus delà quantité cal-culée.

Ventilateur, —Un beau travail de M. Dollfus, insérédans le Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse*permet d’établir ainsi qu’il suit les règles qui doiventprésider à l’établissement des ventilateurs :

4 U Le diamètre des ouvertures d’aspiration doit êtreles | de celui de l’enveloppe; il y a avantage à leurdonner la forme d’un ovale dont le grand axe est dansla direction de l’échappement.

2° Les orifices de sortie dont la direction est tan-gente à la circonférence extérieure, ont la même lar-geur que l’enveloppe, et une hauteur égale aux dudiamètre du ventilateur.

3° Le nombre des ailes se règle d’après le diamètre,il est de 4 pour un diamètre de 0 m ,30 à 0,50; de 6pour 0 m ,50 à 0,70 et de 8 pour 0 m ,70 à 1 mètre.

4° La longueur des ailes doit être égale à -j-i de lamoitié du rayon. *

5 U La meilleure forme des ailes est celle demi-con-cave du du rayon, leur direction passant par l’axe.

6" La circonférence de l’enveloppe doit être excen-trique par rapport à l’axe; l’excentricité la plus conve-nable paraît être celle égale à A du diamètre. Lalargeur de l’enveloppe doit être égale aux ~ du diamè-tre du veritilateur.

7° Les effets d’un ventilateur croissent comme lecarré des vitesses ; comparés aux diamètres, ces effetscroissent comme le double des rapports des carrés; etles effets comparés à la force absorbée augmentent en-viron dans le rapport de 4*2 à 36. 11 est donc préférabled’employer des ventilateurs de grand diamètre a vi-tesse moindre que des ventilateurs de petit diamètre ùvitesse plus grande.

M. E. Dollfus a reconnu également que la puissanced'aspiration était intimement liée à la puissance d’ex-j pulsion, et que les conditions dans lesquelles un ven-