PLATINE.
PLATINE.
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Avant do parler de la composition des minerais deplatine, nous allons décrire l’appareil à l’aide duquelMM. Deville et Debray ont cherché à opérer la fusionde l'osmium. La figure 3683 représente la dispositionde l’expérience. La description du chalumeau et la ma-nière dont on doit diriger l’opération nous ont sembléimportantes & connaître.
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Cet appareil se compose d’un chalumeau CC’, d’unfoyer AUD et d’un creuset I, oh ou met l’osmium.
Le chalumeau est composé d’un cylindre E en cui-vre, de I 2 millimètres de diamètre, terminé à sa par-tie inférieure par un ajutage légèrement conique et de40 millimètres do longueur, et qui est en platine.Un tube de cuivre C, de 3 à 4 millimètres de dia-mètre intérieur et terminé par un bout de platine Cqui s’y ajuste à vis, pénètre dans le premier cylindrepar sa partie supérieure et y est maintenu par une visde pression P, qui permet, quand elle est desserrée, dedonner au bout C’ la hauteur que l’on veut par rapportà l’extrémité inférieure.
Un robinet R de grande section est appliqué latérale-ment avec un ajutage très-large aussi au cylindre E. Unrobinet O termine l’extrémité coudée du tube C. C’estpar le robinet R que l’on fera arriver, au moyen d’untube de caoutchouc, l'hydrogène ou le gaz de l’éclai-rage servant de combustible, c’est par le robinet C quesera introduit l’oxygène destiné à le brûler. Le bout C’est percé d'un trou dont le diamètre varie de 2 à 3 mil-limètres, suivant les dimensions de l’appareil que l’onveut construire.
Le four ABD est composé de trois pièces qui sonttoutes les trois en chaux vive bien cuite, légèrementhydraulique et juste assez compacte pour résister autravail du tour. On n’a aucun avantage à se servir dechaux très-dure, sur laquelle l’outil ne mord pas avecune extrême facilité. L’espèce de chaux dont se serventMM. Deville et Debray est très-commune à Paris etprovient de la calcination du calcaire grossier du ter-rain tertiaire de Paris . Un premier cylindre AA est
C.
percé d’un trou un peu conique qu: laisse pénétrer àfrottement, dans l’extrémité inférieure du chalumeau,jusqu’à la moitié environ de son épaisseur, le bout CCn’arrivant lui-même qu’à une distance de 2 à 3 centi-mètres de l’ouverture inférieure de ce trou. Un secondcylindre de chaux Bl> est percé d’un trou cylindriquebeaucoup plus large que le premier, et dont la dimen-sion est telle, qu’il doit laisser entre ses parois et locreuset II une distance de 3 à 4 millimètres au plus.Sa hauteur est un peu plus grande que la hauteur ducreuset. Un troisième cylindre D, sur lequel le secondrepose, est sillonné sur sa base supérieure par quatrorainures KK, profondes et rectangulaires entre elles,qui donnent passage au gaz de la combustion. Au cen-tre de cette base supérieure et tenant à la substancemême du cylindre on ménage un petit support D’, surlequel repose le creuset.
Le creuset lui même est ainsi construit : Une piècecylindrique IIII en chaux, creusée dans la plus grandepartie de son épaisseur pour recevoir un creuset I pluspetit en charbon de cornue, muni de son couvercle, etdans lequel on introduit la matière à chauffer.
Le creuset de chaux est surmonté d’un cône circu-laire, dont le sommet doit être situé verticalementau-dessous du bout de platine C’, à une distance de 2à 3 centimètres, variant d’ailleurs avec la rapidité ducourant de gaz. (’e cône est ainsi fait afin de forcerla flamme qui vient du chalumeau à se répartir égale-ment autour du creuset II, pour sortie ensuite par lesouvertures inférieures.
Toutes les pièces cylindriques A, B, D doivent êtrefortement cerclées avec des fils de fer très-doux et pla-cés à petite distance les uns des autres, pour maintenirla chaux, qui se fissure toujours un peu pendant lechauffage.
Pour se servir de l’appareil, on ajuste d’abord lescreusets (l’osmium ayant été introduit clans le petitcreuset de charbon) sur la base D, puis on soulève lapièce A avec le chalumeau, dont on a ouvert le robi-net R qui amène le gaz de l’éclairage ou l’hydrogène.On enflamme le gaz en C’, puis on donne peu à peul’oxygène en ouvrant le robinet O , de manière cepen-dant à laisser dominer beaucoup le gaz combustible,puis, introduisant la flamme dans l’appareil, on mettout en place comme c’est indiqué dans la figure. Aumoyen de la vis de pression horizontale P qu’on des-serre, on donne à C’ la position convenable, et on l’ymaintient indéfiniment en serrant fortement la vis. Onaugmente alors peu à peu la vitesse du courant d’oxy-gène et du courant d’hydrogène, jusqu’à ce qu’on ait latempérature maximum. On en juge directement en re-gardant par les fissures de l’appareil, puis eu se réglantsur le bruit que produit le chalumeau. Ce bruit doit êtreaussi faible que possible lorsque les volumes de gazsont en proportion convenable. Quand tout est bienréglé, au bout (le huit minutes le creuset est portéjusqu’à son centre, à la température de fusion du rho-dium.
COMPOSITION DES MINERAIS DE PLATINE.
Les minerais 4 g platine contiennent les élémentssuivants :
\ 0 Sable. C’est le reste d’un lavage qui ne peut ja-mais être complet. Ce sable contient du quartz, du zir-con, du fer chromé, et, dans les minerais russes, beau-coup de fer titané.
2° Osmiure d'iridium. — L’osmium s’observe danstous les minerais de platine, avec les différents aspectsque Berzélius a déterminés depuis longtemps dans leplatine de Russie et de Colombie : en plaques bril-lantes, très-rarement munies de facettes cristallines ;en petites pépites munies d’aspérités que l’eau régale
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