436 *
PLATINE.
PLATINE.
COMPOSITION DE RESIDUS INSOLUBLES.
1
2
3
4
5
6
7
8
9
Osmiure d’irid.
12,35
31,00
29,15
92,50
96,10
91,20
26,60
83,60
60,10
Palladium . . .
0,18
0,00
0,003
0,02
0,12
0,02
0,70
0,00
0,37
Platine et traces
d’iridium. . .
0,53
0,00
0,90
0,78
0,18
0,86
7,00
0,00
2,14
Rhodium. . . .
0,15
0,00
0,13
0,10
0,20
0,88
0,20
0,00
1,36
Sable.
86,79
66,00
69,82
6,60
3,50
4,04
65,50
16,40
36,03 '
■100,00
■100,00
100,00
100,00
100,00
■100,00
100,00
■100,00
100,00
1 Avec des métaux communs et et» particulier de l’argent.
Nous renverrons nu mémoire de MM. Deville et l Le défaut d’espace nous oblige aussi h renvoyer au mêmeDebray (vfnn. de Chimie et de Physique, 3 e série, t. LVI) travail pour l’analyse des osmiures d’iridium, dont nouspour les détailsdesprocédésd’analyse employés par eux. [ présenterons seulement ici les résultats numériques.
MATIÈRES.
ULIFÛRMK
USTRILIF.
I
2 1
3
4
5
G
7
8
9
IO
70,40
57.80
53.50
58,13
58,27
77,20
43,28
64,50
43,94
70,36
Rho’dium.
12,30
0,63
2,60
3,04
2.64
0,50
5,73
7.50
1,65
4,72
Platine.
0,10
„
»
»,
0,1b
1,10
0,62
2,80
0,14
0,41
Ruthénium.
0,00
6,37
0,50
5,22
„
0,20
8,49
»,
4,68
»
■17,20
35,10
43,40
33,46
38,94
21,00
40,11
22 90
48,85
23,01
Cuivre.
„
0,06
»,
0,15
»,
traces.
0,78
0,90
0,11
0,21
Fer.
»
0,10
»
>1
»
»
0,99
1,40
0,63
1,29
100,00
100,06
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
* Dans cette analyse, l'osmium a été dosé directement.
MÉTALLURGIE DU TLATINE.
Nous allons exposer maintenant les procédés de voiesèche par lesquels MM. Deville et Debray sont arrivés :1® à revivifier par fusion le platine qui a servi ; 2° àpréparer du platine pur industriellement; 3° à préparerun alliage contenant, en outre des métaux qui accom-pagnent le platine dans son minerai, ceux que renfermel’osmiure d’iridium lui-même; 4® à préparer un alliagetriple de platine, d’iridium et de rhodium présentantdes qualités conveuables.
REVIVIFICATION DU PLATINE.
Pour utiliser de nouveau les débris du platine du com- jmerce, il faut le mettre en lingots, après l’avoir dépouilléde toutes les matières étrangères qu’il contient. Voicila méthode par fusion employée dans cc but parMM. Deville et Debray. Le combustible employé estun mélange de gaz d’éclairage, ou d’hydrogène pur et |d’oxygène préparé avec le bioxyde de manganèse d'Al- ;Icnmgne, qui marque 75° et coûte 26 fr. les lOOkilog. !Les résidais sont achetés par les verriers n raison de10 fr. les 100 kil. On se sert du chalumeau représentédans la figure 3683.
Le four (voyez fig. 3684) où se fait la combustionest en chaux cerclée avec des 61s de fer. Il se composede deux parties : 4° la voûte AA prise dans un morceaude chaux cylindrique, légèrement cintrée à sa partieinférieure et percée en Q d’uu trou conique par où pé-
nètre le chalumeau CE ; 2° d’une sole B creusée dansun autre morceau de chaux également cylindrique.On doit lui donner une profondeur telle, que le platinefondu y occupe une épaisseur de 3 à 4 millimètres unplus. A la partie antérieure D, qui doit faire une lé-gère saillie, on pratiqueavec une râpe une rai-nure, légèrement incli-née en dedans, qui doiten même temps servir detrou de coulée et d’is-sue pour la flamme. Pourfaire une fusion, on ajusteles diverses pièces enchaux de cet appareil demanière à leur donnerla disposition figuréodans notre dessin, puis,tenant à la main le cha-lumeau, on ouvre le io-binet H (fig. 3683) ; ondonne un assez faible courant de gaz combustible,et, en tournant le robinet O , l’oxygène nécessairepour le biûler. On plonge aussi la flamme dansl’appareil par le trou Q (fig. 368-i), de manière àéviter une petite explosion qui pourrait projeter lachaux de l’appareil. On chauffe lentement les paroisdu four en augmentant peu à peu la vitesse des gaz,jusqu a ce qu'on ait atteint le maximum de tempéra-