RE L'ART LNRI'STIUKL.
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l'art à une époque est exagéré. Remarquons que, dans tous les temps, presque tou-jours les artistes croient faire de l'art pur, se livrer à l'imitation de la nature, et nonobéira des conventions qui nous paraissent le cachet particulier de chaque style;c’est en général l avis des contemporains. Ce n'est que plus tard que le style se révéle :c'est lorsque les artistes se sont mis à suivre des idées différentes de celles qui gui-daient leurs prédécesseurs, que le système auquel obéissaient ceux-ci, sans en avoirconscience, devient sensible.
En nous bornant à l’étude sommaire; des styles, nous ne prétendons pas qu'elleseule suffise; à l'étude bistoriepie du beau, et que d'autivs recherches soient inutiles.Mais pour rendre cette étude ceimplète, indépendamment du récit des événementset des idées régnantes en chacpie siècle- et en chaepie contrée, il faudrait définir lesprincipes des diverses écoles, c’est-à-dire- des groupes d’artistes epii ont préférécertaines formes à d'autres, te-lles ou telle-s combinaisons, aussi bien epie l'œuvreindividuelle ele-s artistes éminents qui, inspirés par leur époepie, ont eu une grandeintluence personne-lie sur les eeuvres, le goût de leur sièede, et dont la successione-,(institue le développement de l'art,. En elfe-t, c’est l'artiste éminent qui découvre le beaue-t le fait admirer; il ne dit pas ce epu- tout le monde sait, mais ce que; tout le monde;est susceptible de comprendre à l'époque; où il vit; ce que; chacun croyait savoir déjàune fois epi’il l'a dit. Ur cette a-livre complète, encyclopédiepie, nous parait immenseet à peu près irréalisable: son extrême étendue ferait d'ailleurs perdre-de vue l'e-n-se-mble et les rapports des diverses partie-s; aussi l'esejuisse seule nous parait abor-dable, et c'est à elle epie nous bornons nos e-fforts, supposant connu du lecteur ce quenous se-rons obligés d’emprunter à l’histoire de chaepie époepie et de: chaque artiste-éminent.
Nous terminerons le plus souvent par la revue un peu détaillée des eeuvres defépoepie moderne les études sur les diverse-s classes de produits industriels dontnous avons à parler, par la raison que les Expositions universelles de Londres et del’aris, en mettant à notre disposition une epiantité suffisante de matériaux, nousfourniront le moyen de donner une extrême utilité pratique à cet ouvrage , et nouspermettront d’indiquer la voie véritable de l'avenir, celle dans laepielle ll-s efforts doi-vent être dirigés. Nous décrirons auparavant les œuvres de civilisation étrangères àla nôtre, qu'il importe d'autant plus de connaître avant d’étudier les productions mo-de-rues, epie celles-ci y puisent bien souvent des modèles. C’est en effet l'imitation detous les styles qui forme le point de départ de la puissante production industrielle denotre époepie, et il est nécessaire de reconnaître les imitations heureuses pour leslouer, celles évidemment malheureuses pour les blâmer. *
L’étude détaillée des produits de l'industrie des diverses nations nous permettraaussi de donner une juste place à un point de vue trop négligé dans ce travail pourle-s époques antérieures à la nôtre. Comme nous ne pouvons représenter chaepie style,dans chaque genre de productions, epie par une ou deux pièces, insuffisantes le plussouvent pour indiquer les modifications de ce style pendant le long espace dete-mps pendant lequel il s’est transformé, au moins partiellement, nous n'avons pule-nir toujours suffisamment compte du cachet de chaepie nation dans son interpréta-tion de chaepie style. Or, si cela peut être excusé dans une esepiisse sommaire, on