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cation d'une terre blanche. I/élégance de la tonne et de la décoration de cette coupefrappe les yeux les moins exercés. Le sujet, dessiné à l'intérieur représente le paiementdes tributs, et. bien que le dessin ait une certaine roideur conventionnelle, cependantles formes n'ont rien d'irrégulier. Tout révèle chez le peuple qui produisait de sem-
blables vases un beau sentiment de la forme, la popularité dudessin et de la plastique.
Dans les petits vases cylindroïdes du genre de ceux repré-sentés sur la figure ci-contre, dont le nom était « Lecytlms, »et qui viennent principalement d'Athènes , le blanc entourela partie cylindrique du corps du vase. Cette couleur estcaractéristique des vases qui viennent de la Grèce proprementdite.
C’est surtout dans la Campanie, dans la Grande-Grèce , quel'on a trouvé le plus grand nombre de poteries de fabricationgrecque. Sur un fond rougeâtre est placé»' la couleur noiretoute oarartéristiuue des vases campaniens, poterie faite nar
s
loin sous le nom d'Ktrusques, par lequel ils sont vulgairement désignés.
STYLE ROMAIN, ÉTRUSQUE.
La description que nous avons donnée plus haut d'une coupe grecque et sa déco-ration rappellent, les poteries étrusques. C'est qu'en effet la similitude des deux
sûrement issus d’une colonie grecque) ont reçu leurs modèles, leurs traditions de faGrèce . Cependant certaines poteries étrusques, d'une pâte noire enfumée, sont de biendes années antérieures à celles trouvées surtout dans la Grande-Grèce et qui seulessont célèbres par des décorations qui appartiennent à l’art grec, secondé par les res-sources que le climat avait mis à la disposition des artistes de cette contrée, c’est-à-direpar des vernis probablement d'origine volcanique que le sol leur présenta tout formés.Nous ne nous étendrons pas sur cette question et nous passerons aussi sous silence lesvéritables poteries romaines à pâte rouge avec des ornements en relief, très-différentesdes poteries grecques qui, comme les poteries à pâte noire, appartiennent à unefabrication bien moins avancée que celle des poteries campauieimes. Cette poterie àpâte rouge, qui se trouve souvent, était la poterie commune: c'était aux potiers grecset aux étrusques que les Romains demandaient les vases d'art. Ce sont ces produitsqui méritent surtout un grand intérêt.
Nous donnons ici le plus beau des vases étrusques de la .collection du Louvre,justement célèbre : la pureté du dessin qui le recouvre permet, comme dans toutes lesmuvres de cette belle fabrication, de bien apprécier la valeur artistique de ces admi-rables produits. C'est (tour orner nos collections de ces beaux vases qu'on fouille