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\UT INDI STKIKL.
Sous Louis XY1, le mélange du bronze doré et de la porcelaine lut à la mode, et seretrouve dans quelques pièces assez caractéristiques du style qu'on nomme Louis XV1et qui s'imite encore quelquefois dans l'ornementation. Il était une réaction sur lestyle Louis XV . dont il était loin d’avoir la richesse, et tendait à le modifier par unesobriété plus grande d'ornements et l'introduction de quelques lignes sévères à l'aidedesquelles on croyait se rapprocher de l'antique. Sans mériter uni' place spéciale,ce style doit cependant être cité.
STYLES ETRANGERS.
STYLE MAURESQUE.
La pale des poteries mauresques, qui constituent une véritable faïence à émailstannifère, est grise ou jaune sale; c'est la même faïence (pie la majolica et la faïenceà vernis plombeux, qui nous est très-probablement venue des Arabes. Cette simili-tude est complète par exemple pour les carreaux dont sont couverts les murs del'Alhambra , et dans lesquels la netteté des contours, l’éclat des couleurs sont incom-parables. Leur fabrication remonte à l'année ll?80 et montre combien était avancéeà cette époque l'industrie arabe, aussi bien que la civilisation de cette nation, dont lesavoir brillait dans les célèbres écoles de Cordoue et de Grenade.
Les formes des vases mauresques, tant des parties principales que des accessoires,sont simples; elles proviennent du cylindre et du cône; linéiques parties concaves àl’extérieur sont caractéristiques. Les ornements sont toujours des espèces de rubansenlacés, le plus souvent en relief, de la nature (le ceux dont nous avons déjà parlé etqui ont le nom caractéristique « d'arabesques. » La forme des anses plates et largesest d’un genre tout particulier. On en jugera par le célèbre vase de l'Alhambra ,extrêmement remarquable par son originalité effque nous reproduisons ici. Laglaçure
que nous devions la raconter ici, et montrer comment Bœttger, qui était passé de ses recherchesd’alchimie à la fabrication d'une poterie rouge, dite porcelaine rouge, soi-disant très-importantepour la préparation de la « teinture d'or > à cause de sa résistance a de hautes températures, futamené b l’importante fabrication de la porcelaine dure identique avec celle fabriquée en Chine .
«En 1731, dit M. Klemm, Jean Schnow, un des plus riches maîtres de forges de l’Erzgebirge ,passant à cheval près d’Aue, remarqua que les pieds de son cheval s’enfonçaient dans une terreblanche et molle dont il avait peine à se tirer. L’usage général de la poudre à poudrer en faisaitalors un objet de commerce considérable. Schnow, négociant calculateur, vit dans cette terre unmoyen de remplacer la farine de froment pour cette fabrication ; il en emporta donc un échantillon àCarlsfeld et en fit préparer de la poudre à poudrer qu’il vendit en grande quantité à Dresde , kLeipzig, Zittau , etc. Bœttger en ayant, comme les autres, fait poudrer sa perruque, remarqua quecette poussière blanche avait un poids inaccoutumé ; il interrogea son valet de chambre sur l’originede sa poudre; ayant appris qu’elle était terreuse, il l’essaya, et à sa grande joie il s’aperçut qu’ilavait enfin trouvé la matière longtemps cherchée qui sert de base k la porcelaine blanche. »