ART INDUSTRIEL.
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l'art (le la verrerie passèrent de l'Italie dans le reste de l’Europe et surtout en Bohème.' s où il s'est en quelque sorte nationalisé, on les progrès se sont succédé sans interruption.Pendant quelque temps ce pays sut. grâce à l'habileté (1e ses ouvriers, reconstituer enquelque sorte à son bénélice le monopole dont avait joui Venise .
La fabrication des glaces introduite en France grâce aux efforts de Colbert et à l'aided'ouvriers vénitiens, y a vu réaliser un grand progrès qui a transformé les décorationsintérieures. Nous voulons parler des glaces coulées par le procédé dû à AbrahamThévart, et qui, obtenues en très-grandes dimensions, ont pu jouer un tout autre rôledans la décoration des appartements, pour multiplier les lumières, que les petitsmiroirs de Venise .
Fabriqué à l'aide de l'insufflation, le verre prend naturellement la forme sphérique ;c'est par des artifices de fabrication, des déformations par allongements cylindriquesde cette forme sphérique, que s'obtiennent les figures variées des verres qui, à causede la similitude de leur nature, doivent être étudiés en même temps que les produitscéramiques.
La découverte du cristal, ou plutôt la modification apportée au verre de Bohème, enfaisant entrer dans sa composition du minium pour en augmenter fa fusibilité, fournitla base d'une fabrication d'abord prospère en Angleterre, puis introduite avec succèsen France , où la verrerie avait, toujours été considérée comme un art, où les gentils-hommes verriers avaient toujours joui de grands privilèges; les procédés particuliersemployés pour travailler le cristal, le moulage et la taille à l'aide des meules de grés,ont permis d'obtenir des produits de fa plus grande richesse, des formes artistiquesauxquelles les jeux de lumière donnent un éclat admirable. Il n’est certes pas dematériaux plus éclatants pour la décoration que le cristal, qui multiplie à l'infini lalumière. Aussi les cristaux sont-ils aujourd'hui le premier article de luxe des tablesriches.
La coloration des cristaux accrut encore le nombre des effets qu'il est possibled’obtenir.
Ainsi, au moyen de verres convenablement colorés par des oxydes métalliques decobalt, de manganèse, l'or divisé, etc., on a pu obtenir non-seulement, des piècesd’un aspect agréable, mais reproduire, en en imitant aussi les formes, des fac-similéde poteries égyptiennes et étrusques, imiter parfaitement la malachite, l'agate êt lesterres antiques. Si, au lieu de colorer le verre tout entier, on enduit le cristal blanc(le verre coloré, on obtiendra par la taille, qui enlèvera par places cet autre verrede peu d'épaisseur, des effets très-remarquables. C’est le procédé le plus fréquemmentemployé aujourd'hui.
Les cristaux opaques ou opalins jouent un grand rôle dans la fabrication artistique.Ils s'obtiennent en France par l'addition de phosphate (1e chaux ; en Bohême, enajoutant à la masse fondue du verre pulvérisé et travaillant le mélange à basse tem-pérature. Le verre opalin coloré en vert est devenu fort à la mode dans ces dernièresannées; on lui a donné le nom de chrysoprace.
Passons aux styles divers qui viennent se traduire dans des œuvres de goût destemps modernes, grâce à la variété des procédés de fabrication, de moulage, dedécoration.
Nous mentionnerons ici, comme échantillon de fabrication ancienne, les verres de