MEUBLES.
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Los petits meubles, tels que coffrets, secrétaires, etc., devinrent encore plus re-cherchés, d’un travail plus délicat que les grands meubles, par l’emploi des bois decouleurs variées, des incrustations nombreuses, et le mélange de la porcelaine peinteavec des couleurs tendres, agréables à l’œil; éléments heureux qui accroissent beau-coup l’étendue des combinaisons possibles, et qui, réunis, charment l’œil et satisfontà tous les caprices de la fantaisie b
En fait d’ameublement, on admet généralement un style Louis XVI , (pie nous avonsdéjà indiqué en parlant de la porcelaine, et qui prend ici un caractère assez déter-miné. L’emploi du bois de rose, des plaques de porcelaine, des médaillons, des gale-ries et trophées en bronze doré, est fréquent dans ces meubles; on y rencontresouvent des colonnes cannelées. Il se distingue du style Louis XV par une plusgrande modération dans les enroulements, par l’emploi de formes moins tour-mentées. On pensait ainsi se rapprocher de l’antique, dont, on était cependant bienéloigné. Nous offrons plus loin des œuvres modernes conçues dans ce style qui endonnent, une idée assez précise.
STYLES ÉTRANGERS.
OniKNTAUX.—Les Orientaux n’ont pas de meubles, toujours étendus sur des lapis,des coussins, ils n’ont pas l’emploi de cette multitude de tables, de chaises, etc., quiforment la majeure partie du travail de l’ébénisterie. Le style mauresque est essayéassez fréquemment aujourd’hui pour la décoration du mobilier. On en retrouve leséléments dans le style vénitien, qui possède un cachet oriental, dû comme nousl’avons déjà dit aux relations de Venise avec l’Orient Dans ce style, qui mérite d’êtrecité, l’emploi du lapis, des émaux est fréquent; il donne désœuvrés élégantes, connueou le verra plus loin par un exemple.
1 Ce fut au commencement du siècle dernier que commença la fabrication des meubles d’acajoupar les ébénistes, dont le nom rappelle l’emploi fréquent de l’ébène dans les meubles de luxe.
« En 1720, dit M. Wolowski dans son intéressant rapport sur l’ébénisterie de l’Exposition de1851, un médecin célèbre de Londres , nommé Gibsons, reçut de son frère, capitaine de vaisseau,plusieurs billes d’acajou qu'il avait rapportées des Indes orientales. Il voulut les employer dansune construction qu’il faisait élever dans King-Street, Covent-Garden ; mais les charpentiers seplaignirent de ce que le bois était trop dur, et ii fut laissé de côté. Peu de temps après, Gibsons fitappeler son ébéniste, VVollaston, et lui demanda d’utiliser ces matériaux qui gisaient dans le jardin.La réponse fut la même : la matière était trop dure pour l’employer ; mais le docteur ne se tint paspour battu : il dit qu’on pouvait se servir d’instruments plus puissants, et après quelques essais sui-de petits objets, Wollaston réussit à fabriquer un bureau qui émerveilla tellement le docteur Gibsonspar la couleur, le poli et l’aspect général, qu’il invita ses amis à venir voir ce meuble, unique en cemoment. Dans le nombre était la duchesse de Buckingham, qui demanda un bureau pareil. Wollaston fut encore chargé de le fabriquer, et sa réputation grandit à mesure que. l’usage de l’acajou semultiplia. Bientôt il fut à la mode comme objet de luxe, et plus tard le placage en rendit l’usage àpeu près universel »
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