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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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AKT INDISTRIKL.

.> L'orfèvrerie. employant, outre la Toute et la galvanoplastie, le procédé spécial «lurepoussé.

■i° La bijouterie, employant surtout pour les ornements servant à la toilette desfemmes, bagues, bracelets, chaînes, etc., les métaux précieux; et la joaillerie, ceux-cimélangés avec les diamants et les pierres précieuses.

Avant de parler des styles, des variations du goût dans ces divers cas, disonsquelques mots des procédés des industries qui correspondent à ces diverses divisions.

[" STATUAIHK.

IVaprés le cadre (le cet ouvrage, nous ne pouvons traiter qu'accidentellemenl del'art pur, dont l’étude approfondie exige la vie entière du plus grand artiste, et seu-lement parce que c’est son développement qui domine tous les arts de la l'orme; lesmodifications du goût, dans les œuvres d’art ont toujours une traduction directe dansles applications industrielles qui relèvent de cet art. Nous ne donnerons, dans ce quiva suivre, que l'énoncé des variations du goût généralement admises; nous prendronsnotre point de départ, dans les résultats incontestés de l'étude des œuvres célèbres.

Dans la reproduction des statues, en général, réduites à de petites dimensionspour faire l’objet de l’industrie, [tour cesser d’appartenir aux beaux-arts proprement,dits qui ont pour objet la production originale, tandis (pie l’industrie n’a pour butque leur multiplication (on voit, d’après cela, qu’elle reçoit souvent le secours de l’art,qu'elle se mêle fréquemment avec lui), on ne se propose, en général, que de conserverles poses gracieuses, l’aspect agréable du modèle; presque toujours ou perd devue l’idéal, le sentiment élevé de la sculpture est méconnu. Cela résulte presqueforcément de l'exiguité des dimensions qui amoindrissent l'effet des statues, suitenécessaire de leur emploi tant comme décorations isolées que comme ornements deproduits industriels. Cette reproduction constitue en elle-même une spécialité quitient une place importante dans les arts industriels dits arts d’imitation.

Quant aux procédés multiplicateurs, ils consistent essentiellement dans le moulageappliqué à des matières plastiques, au plâtre, au carton-pierre, au stuc, etc. Commedans le cas étudié ci-après, c’est par les procédés qui rendent le moule composédu moins grand nombre possil.de de pièces, et diminuent par suite les chancesd’alteration des formes, que se trouvent les moyens les plus avantageux pour repro-duire à coup sûr les qualités du modèle.

Le moulage en plâtre, moyen le plus facile et le plus exact de reproduction, futmis à la mode à l’époque de la Renaissance par Werrocbio, peintre et sculpteurhabile, et ce procédé devint d’un grand secours pour la vulgarisation des œuvresde l’antiquité.

Nous ne devons pas passer sous silence les divers procédés mécaniques, et surtoutle procédé Collas, procédé tout moderne, employé avec succès pour la réduction desstatues, et qui a contribué puissamment dans ces dernières années a vulgariser les