SCULPTURE.
réductions des chefs-d'œuvre de la statuaire. Sou grand mérite est de conserver par-faitement les grandes lignes artistiques, les lignes de grande courbure du modèle,parce que son mode d'opérer repose sur la reproduction de celles-ci. (Voir Diction-naire des Arts et Manufactures.) Nous montrerons plus loin les avantages inhérentsà ce mode d'opérer, en parlant do la représentation des objets à l'aide du dessin.
En même temps que de la statuaire, nous aurons à parler de la sculpture décorative,qui absorbe tout l'art aux époques où l'architecture' seule jette un grand éclat, et n’enest ipie plus brillante aux époques de splendeur où ces deux arts existent séparément.Nous aurons aussi à dire quelques mots de la sculpture la plus industrielle de toutesà cause de la rapidité de sa production, la sculpture sur bois, dont nous avons étécontraints de parler déjà dans son emploi pour l’ornementation des meubles.
->>
Nous avons laissé 'de côté dans ce qui précède la reproduction en métal et surtouten bronze, parce quelle constitue une industrie spéciale d'une grande importance. Labelle couleur du bronze, la facilité d’y appliquer la ciselure en ont toujours fait lamatière la plus parfaite pour la reproduction des (ouvres de la sculpture.
L’art du fondeur en bronze s'est élevé, chez les anciens, à la hauteur de la sculpture.La quantité immense de statues et de vases de bronze qu'ils ont produits dépassetoutes les limites qu'on peut imaginer. C'était par milliers que les Romains enlevaientà la Grèce ses œuvres d'art de tout genre, tous ces objets auxquels la perfection dutravail donnait tant de prix. La masse de ces richesses semblerait vraiment fabuleuse,si la découverte de Pompéi n'était venue eonlirmer l'authenticité des récits du passé.
L’âge de la barbarie vit disparaître l'art du fondeur en bronze; mais, à l'époque dela Renaissance, il se releva en Italie , comme nous le verrons bientôt, pour s’amoin-drir encore une fois et enfin renaître sous Louis XIV avec un grand éclat.
De nos jours, les objets que comprend cette industrie, connue les besoins duluxe auquel elle doit satisfaire, sont extrêmement nombreux. Indépendamment desbronzes proprement dits, objets d'art destinés à la décoration de nos demeures,nous citerons, après l'importante fabrication des pendules, les bronzes dorés, lesmélanges de ceux-ci avec la porcelaine, le marbre, etc., celle des candélabres, lustres,et toute cette série d'appareils servant à l'éclairage, notamment à l'aide du gaz.
Sous le rapport technique, le grand progrès dans la fabrication des bronzes reposesur les procédés de fonte à bon creux, c'est-à-dire en obtenant, à l’aide de la cire,un moule qui, vidé par l'effet de la chaleur, permet d’obtenir la pièce bien fondued’un coup, et non couturée par ces jonctions de moules partiels trop souventemployés qui défigurent le plus souvent la pensée de l’artiste. C’est alors qu’intervientle ciseleur, véritable sculpteur sur bronze, dont le travail est lent, cher, et exige uneextrême habileté. Un progrès analogue tend à être réalisé par la galvanoplastie, quipermet de faire déposer le cuivre par voie humide dans un creux obtenu à l’aide
15