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liuoüTKniK-.InAïu.EHii:. — Le xvr siècle nous a laissé une multitude de travaux debijouterie, vases en cristal, coupes en sardoine, en lapis, en jaspe, accompagnés defigures admirablement ciselées et émaillés; de camées richement montés sur des
Aiguière de Briot (plateau)
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vases, etc., etc, œuvres d'une telle beauté, d’un travail si difficile, tpi’on ne peutcomprendre comment l’habileté humaine a suffi pour les créer. Il faut lire les mé-moires de Iîenvenuto Gellini, si l'on veut juger des passions qui étaient souvent enjeu à l'occasion d'un bijou qui devait sortir des mains d'un artiste célébré. Les têtescouronnées se préoccupaient des formes ; les rapières et le poignard étaient en jeupour vider les querelles engendrées par des rivalités d’artistes. On connaît l'histoirecaractéristique de la duchesse d'Etampes, qui allait tous les jours à l'hotel de Xesle,chez Gellini, pour voir travailler à loisir le bel Ascanio, à un lis eu diamant restécélébré dans les fastes de la bijouterie. On comprend facilement tous les elforts quifurent faits pour créer des œuvres remarquables dans une société où les œuvresd'art étaient si appréciées, où les artistes occupaient une si grande place.