ORFÈVRERIE. 151
tère nouveau, do tentatives qui ouvrent une voie inexplorée; toutefois cet art s'y mon-tre dans beaucoup d’œuvres très-brillantes.
Exposition de 1855. — Nous parlerons d'abord de l'orfèvrerie d’église, exécutéeordinairement à bas prix, mais avec une perfection médiocre. L'Exposition de 1855,entre plusieurs pièces remarquables de cette fabrication, on olfre une tout à fait liorsligne : c’est l’autel de style gothique exécuté par M. Baohelet sur les dessins deM. Yiollet-le-Duc, le savant architecte de Notre-Dame . Il est impossible de voir uneétude plus satisfaisante du style' de cette époque, de mieux faire valoir la richesse desfonds métalliques de grande étendue, parsemés d'émaux de couleur, d'où se déta-chent des personnages exécutés en bas-relief. Il n'est pas d'ornement plus satisfaisantpour une cathédrale gothique, rappelant mieux la splendeur du catliolicisjne aumoyen âge.
Comme chef-d’œuvre de ciselure, tout le monde a admiré la tasse de M. Lebrun.Cette tasse en argent épais, fondu et ciselé, a la forme d’un tronc de cône dont la petitesection forme la base : sur la panse on voit les armoiries du propriétaire, M. le baronde Mocklembourg, accompagnées de deux ligures d’une charmante exécution et d'untravail exquis.
Nous citerons aussi le grand surtout de table de M Cristofle, la pièce centrale re-présentant la guerre et le commerce, des chevaux et des bœufs, et au milieu le Géniede la France est une riche composition.
Comme œuvre d'orfèvrerie remai '' et bien étudiée,-nous représenterons unthé (dit tête-à-tête) en argent poli incrusté d'or, dessiné et exécuté par M. Lecointe,
Thé de M. Lecointe.
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surtout connu par ses beaux travaux de bijouterie. Nous proliférons de ce qu il nous aété donné de le dessiner en détail pour le reproduire intégralement et laire appréciertout le travail, tout le goût nécessaire pour mener à bien un travail sérieux d orlévrerie.