JOAILLERIE.
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mélange de diamants, d'émeraudes et de perles pour représenter des fleurs et desfeuilles était parfaitement entendu, et l’éclat de ces parures excitait l'admiration dela foule. Nous donnons ici la gravure d'une des pièces, composée de brillants à cœurde saplnr, ornée de pendeloques, qui permettra de se représenter la légèreté de cebeau travail.
L'Exposition de Paris a montré que c’était dans la même voie que s’exécutaient lesplus beaux travaux. Ainsi une rose exécutée en diamants par M. Froment-Meurice aété jugée une des plus belles œuvres que l'on pût admirer.
Si les joailliers français savent parfaitement atteindre le but que l’on doit se propo-ser dans l’exécution d'une parure, plaire et frapper les yeux et l'imagination, on nedoit pas passer sous silence les œuvres également très-brillantes de fabricantsétrangers.
Au premier rang il faut citer les joailliers allemands et anglais , et parmi cesderniers, MM. llunt et Itoskell, qui avaient mis à l'Exposition de Londres des piècesd’un éclat et d'une richesse extraordinaire. Un bouquet de diamants représentantune rose, une anémone et un œillet était 'd'un éclat admirable. A Paris , ils ont exposéune parure en diamants et corail rose qui a enlevé tous les suffrages.
Il est fâcheux que les circonstances n’aient pas permis aux joailliers russes qui mé-ritent une place d'honneur de figurer à l’Exposition de Paris . L’élément asiatique ouoriental du goût de cette nation lui a toujours fait rechercher le luxe des œuvres enmétaux précieux, des productions enrichies de pierres précieuses. G'est ainsi qu’àl'Exposition de Londres , MM. Kaémmerer et Zeftigen, joailliers de la cour, avaientexposé, entre plusieurs œuvres remarquables, une berthe formée de bouquets degroseiller en diamants, avec leurs fruits en rubis cabochons suspendus de distanceen distance sur une double rivière de diamants, et alternés avec des tleurons debrillants; l'effet en était excellent.
ANNEXES DES INDUSTRIES PRÉCÉDENTES.
Reliefs peu saillants. — Nous mentionnerons ici, comme étant du même ordreque les industries qui précèdent, et comme soumises aux mêmes lois, les sculpturespeu saillantes, les gravures employées comme moyen de décoration ; par exemple, letravail des camées, sculptures de petites dimensions faites sur coquilles; les cachets,médailles, pierres gravées, etc., les gaufrages et estampages des cuirs pour reliure.
Nous dirons d'abord quelques mots de cette dernière application, objet d'unvéritable culte chez de nombreux amateurs. Les plus beaux effets de la reliure sontobtenus par deux procédés qui ne sont que des moyens mécaniques d’obtenir desgravures : les gaufrages par grandes plaques gravées qui rappellent de grands cadres,et les dorures par petits fers, résultat de la composition de petites vignettes, analoguesà celles dont nous parlerons à l’article Imprimerie typographique . C’est rarementpar estampage produisant un relief que les relieurs procèdent, c’est en général une