IMPRIMERIE TYPOGRAPHIQUE . 195
Donnons maintenant une copie du type gothique le plus estimé de l'époque qui vitla découverte de l'imprimerie.
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Grammaire iatinede Donat (édition xylographique attribuée à Faust et Guttenberg ).
Enfin nous donnerons un exemple de la forme la plus élégante conservée par lespremiers graveurs sur acier.
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Gothique du xvie siècle en typographie.
Le caractère gothique, naturellement adopté pour les premiers monuments de latypographie, subit bientôt une radicale transformation pour donner nos types actuels,à l’époque de la renaissance; ce fut l’œuvre de Jenson, graveur de la Monnaiede France, envoyé en 14G2 à Mayence par Louis XI pour apprendre les secrets del’imprimerie, et qui, retiré à Venise , grava les beaux types de caractères romainsque Garamond prit ensuite pour modèles au siècle de François I er . Il y réintroduisi!les éléments classiques des inscriptions romaines, et cette réforme, cette renaissanceest bien de même ordre que toutes les transformations qui ont été alors produitesdans toutes les directions de l’art aussi bien que dans l’écriture. Le type romain futcréé à l'aide de la réunion dans un même alphabet des minuscules des manuscrits etdes capitales romaines, en modifiant en outre quelques formes traditionnelles pourobtenir une facile lecture, une grande régularité, débarrasser les lettres d’acces-soires inutiles et les réduire à la combinaison la plus simple possible de partiesdroites et de parties circulaires. Ce fut Aide Manuce, imprimeur de Venise , qui,bientôt après, grava le caractère italique dit quelquefois « lettres aldines, » complé-tant ainsi le mouvement de la renaissance.
Au xvi e siècle. Garamond perfectionna la gravure et donna aux lettres des formesqui font encore l’admiration des amateurs de vieux livres, à tel point qu’anjourd'huiils en arrivent à nier, à tort suivant nous, tous les progrès accomplis depuis cetteépoque et les déclarent des altérations d'un type parfait. C'est dire que le goût ne setransforme pas continuellement dans cette application de l’art industriel, ce qui n'estsoutenable dans aucun cas.
Passons maintenant à l'étude des types des époques plus rapprochées de la nôtre,aux conditions de leur perfection pour notre goût.
Pour beaucoup de personnes, tous les caractères typographiques de même gran-deur se ressemblent; ce sont toujours, dit-on, des o, des b , etc. Si toutefois on metsous les yeux de ces personnes un volume sortant des presses d’Elzévir, ou de quelqueautre imprimeur justement célèbre, elles sont frappées de la netteté, de l’élégance destypes, à ce point que beaucoup on font collection, non pour les lire, mais comme