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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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CULOÜATKlN.

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du peintre en poteries a été créée, et qu'on a pu produire tous ces tableaux émaillésextrêmement-remarquables, malgré toutes les difiicultés que présente leur exécution.

Déjà, à partir de cette époque, les ressources de la coloration furent considérables ;on peut, en juger par la richesse des couleurs des mnjoliques italiennes et celle desplats de Palissy qui représentent des poissons, des coquilles, etc. Toutefois ce nestque depuis les grands progrès de la cbimie que la palette du peintre en porcelainea acquis une richesse suffisante pour rivaliser avec celle de la peinture à lhuile.

Nous répéterons ce que nous avons déjà dit : sauf quelques pièces analogues àcelles en porcelaine tendre, style Louis XV , faites pour orner les boudoirs, et décoréesde scènes de bergerie ou autres de même genre, les tableaux ne nous semblent, pas engénéral le mode de décoration propre aux poteries, au moins quand on nemploie passeulement les poteries à porter des tableaux de porcelaine, comme cétait autrefois lecachet de la fabrication de Sèvres . Leur vrai style nous paraît devoir être celui quise rapproche du genre oriental dans lequel sont employés en proportions convenables,avec la couleur du fond, les couleurs des décorations et lor, qui, placé sur des partiessaillantes, acquiert beaucoup déclat. Nous avons été contraint à traiter ces questionsau chapitre III (Céramique ) ; nous ny reviendrons ici que brièvement.

Nous dirons dabord que létude séparée des décorations et des formes est tellementnaturelle, quelle correspond à une division fréquente dans l'industrie. Ainsi, il existeà Paris un nombre considérable dateliers de décoration pour lesquels on achète lespièces de forme convenable en porcelaine blanche et on les revêt de brillantesdécorations. Il y a une division du travail parfaitement naturelle et très-favorableà sa perfection, vu la différence profonde qui existe entre ces deux natures de travaux.Toutefois il ne faut pas que le consommateur néglige de faire la différence de valeuret de solidité qui existe entre les couleurs au grand feu cuites avec la porcelaine etles couleurs de moufles formées avec des émaux quelquefois trop fusibles et pas assezrésistants.

Le premier résultat quait montré lExposition de 1855, cest lélégance du style deSèvres dont nous avons parlé à la Céramique, qui, par une réaction sur ses anciennesméthodes, ne décore plus sa belle porcelaine blanche que dornements légers, peuserrés, ne détruisant pas léclat du fond. Ce style a été adopté par lun des premiersfabricants dAngleterre, M. Minton.

Un nouveau genre de décoration sappliquant parfaitement aux couleurs grand feuet au fond céladon est celui produit par peinture et relief combinés. Ces ornements,formés par une partie transparente faite au pinceau venant rejoindre de hauts reliefssculptés, sont dun grand éclat.

Un genre de décoration qui nest pas entièrement nouveau a été employé avec ungrand succès par M. Copeland, habile fabricant anglais , célèbre à juste titre parlabeauté de ses statuettes en parian ; nous voulons parler de la décoration de la porce-laine par des pastilles, des perles en émail qui ont beaucoup déclat. Des buiresde forme et décoration style indou ont été admirées à lExposition par tous les con-naisseurs. Une pièce semblable fond bleu et parsemée de pastilles blanches est ravis-sante, et fait comprendre, par son éclat, le nom de porcelaine-bijou quon a donnéà ces produits.

LExposition de 1855 a aussi fait connaître quelques teintes grand feu, a tons rouges