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et verts, obtenues par M. Régnault, le savant directeur de Sèvres , en laisant naîtreà volonté une atmosphère réductrice ou oxydante, progrès technique important.
Enfin, nous rappellerons l’emploi de fonds vermicelles, pointillés, formés par unedorure très-fine , qui donnent sur porcelaine et surtout sur cristal des ell'ets très-heureux.
COULEURS EMPLOYÉES DANS LES MEUBLES.
Les couleurs qui servent à la décoration des meubles sont principalement cellesmêmes des bois employés dans leur construction. G’est. le poli du bois qui fait ressortirces couleurs et donne aux œuvres de l’ébénisterie leur plus grand charme.
Le chêne était le bois usité jadis pour la confection des meubles, et on sait quele chêne ciré est encore fort estimé aujourd’hui pour les antichambres, les salles àmanger,* etc. Son ton frais l’a remis à la mode et le fait préférer au noyer, qui,malgré la richesse de ses veinures, n’est guère admis aujourd’hui que pour lesmobiliers des personnes peu fortunées, si ce n’est toutefois pour de grandes piècessculptées.
L’ébène, qui prend un si beau poli, était le bois de luxe par excellence de nos pères.Sa couleur noire fait ressortir admirablement l’éclat des pièces riches déposées dansdes armoires construites avec ce bois. On peut admirer, au Louvre, de superbesarmoires de ce genre qui renferment les émaux, les faïences précieuses. Construitespar M. Fourdinois, elles ne portent que des moulures en bois et les glaces sont enca-drées dans un simple filet d’acier.
Nous avons rapporté plus haut comment l’introduction de l'acajou était venuetransformer le mobilier et fournir des ressources bien précieuses à l’ébénisterie. Leprocédé du placage a permis de donner aux meubles de prix très-modéré les bellesteintes rouges de l’acajou ; d’utiliser, pour une production immense, les bellesvariétés de dessin formé par diverses espèces, telles que l’acajou moucheté, lesloupes, etc.
Sous Louis XV et Louis XAV, les belles laques de la Chine décorées d’or et lesmeubles eu bois de rose de couleur claire furent fort à la mode. Ces deux genres nes’emploient guère aujourd’hui que pour articles de fantaisie; le dernier surtout estapprécié pour d’élégantes tables à ouvrage pour dames.
Depuis vingt ans, un nouveau bois est venu fournir de précieuses ressources àl’ébénisterie ; nous voulons parler du palissandre, que l’on peut considérer commeintermédiaire entre l’acajou et l’ébène; plus foncé que le premier et de ton rouge-noir, il est moins foncé que le second.
Enfin, l’Exposition de 1855 nous a révélé une ressource fournie à l’ébénisterie parl’Algérie , le bois de Thuya, dont les loupes sont d’une élégance de ton admirable, etqui, employé pour de petits meubles, est d’une grande richesse.
Nous avons déjà parlé de la plupart des substances qui se mélangent souvent au bois