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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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A HT IXIIESTHIEL.

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Les papiers à ileurs et bouquets, les uns tels que celui représenté dans la ligureci-dessus, employant le rose et le vert principalement, l'association de couleurs quiplaît le plus à l'tnil ; les autres absolument semblables aux étoiles perses dont nousdonnons plus loin un dessin et qui simpriment avec les mêmes planches : ce genre estle plus brillant par l'harmonie des couleurs;

Les papiers genre régence', ornements formés de lignes ondulées rappelant le styleLouis XV .

Parmi les progrès les plus remarquables de ces dernières années, après la super-position des couleurs dont nous avons parlé plus liant et dans un autre ordre d'idées,nous devons citer les bordures ou galeries découpées dues à M. Guichard de Paris etqui sont d'un excellent elfet. Le même artiste a obtenu aussi d'excellents résultats enchargeant les dessins dans la partie destinée à sapprocher des plafonds, imitant, parexemple, des retombées d'éf.olfes, des pendentifs, en un mot, en développant l'idéed'assimilation des papiers peints aux tentures pour obtenir de riches etl'ets.

Citons enfin les ombrés de Spœrlin de Vienne, un des plus beaux progrès accomplisdans la fabrication depuis vingt ans.

IMPRESSION SUR ÉTOFFES.

Le tissage, comme nous allons bientôt le dire, produit des étoiles dont la surface estornée de dessins colorés de forme et de nature quelconque, du moins quand onemploie toutes les ressources quolfrent les méthodes les plus perfectionnées. Cesdessins .sont, par la nature de leur exécution, parfaitement distincts du fond et desdessins voisins, et paraissent en saillie par l'etFet de la courbure du fil qui s'infléchitsur leurs contours, et qui vient en ces points sinsérer dans les fils de la chaîne.

Le défaut des étoffes obtenues par tissage est d'être d'un prix élevé, leur fabricationexigeant nécessairement un travail considérable. Il nen est plus de même de cellesornées de. dessins colorés par simple impression, c'est-à-dire par application decouleurs à laide de surfaces gravées, qui, si elles nont pas les qualités des étoffestissées que nous venons de rappeler, peuvent posséder la même richesse de colora-tion, et causer quelquefois une illusion complète, une imitation très-satisfaisante deproduits chers par des produits à bon marché, ce qui explique le développement de labelle industrie de l'impression sur étoffes. Elle est même parvenue dans quelques casà obtenir des résultats que ne fournirait pas le tissage, notamment de petites fleurstrès-légères sur étoffes très-fines, transparentes, des teintes fondues, dégradées, etc.

La peinture des étoffes parait très-ancienne dans lInde ; elle lenseigna sans douteà l'Egypte , qui, sous les Ptolémées , posséda de glandes manufactures de toiles peinteset fournit Rome sous lempire, comme on le voit dans Pline. Au siècle dernier, lesindiennes provenant de lInde tenaient une grande place dans la consommationElles ont disparu entièrement aujourdhui devant les admirai îles progrès mécani-ques et chimiques accomplis dans cette belle industrie de limpression sur étoffes.