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Tome I.
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VOYAGE EX PERSE.

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« les plus 'éminents rendus de nos jours à la connaissance de l'antiquité et de« rhistoire de l'art, et à ce titre comme l'objet d’une des publications les plus« utiles à la science et les plus honorables pour notre pays. »

(8) L’ancienne ville dont le nom était Byz-antium ou Byzance fut appeléeConstantinopolis ou Constantinople par les Grecs. Quand elle fut tombéeaux mains des Turcs , les vaincus, dans leur langage, l’appelèrent Islam-Polis,ou Islampoul, ville de l'Islam, ville do la religion musulmane . De ce nomd’origine grecque, les Turcs ont fait, par corruption, Stamboul, nom par lequelils désignent aujourd’hui la vieille capitale où résident leurs sultans.

(9) Stamboul désignant l’immense ville turque, Pera et Galata sont lesnoms donnés aux deux quartiers que, sur l’autre rive du port, habitent les chré-tiens de toute nation.

(10) Le traité d’ Unkiar-Iskelessi tire son nomd’une localité située sur la côteasiatique du Bosphore. Les Russes y avaient pris position en 1832, sous le pré-texte de garantir Constantinople contre une invasion égyptienne que rendaitmenaçante la victoir» remportée à Koniah par Ibraïm Pacha. Ce fut en cet en-droit que la Porto conclut avec un ministre plénipotentiaire russe un traité parlequel le czar et le sultan faisaient une alliance offensive et défensive. Par uneclause secrète, le grand seigneur s’engageait à fermer les Dardanelles à toutbâtiment de guerre européen , et à laisser ce passage toujours libre aux forcesde la Russie. De celte manière, la Turquie et ses batteries des Dardanelles etdu Bosphore servaient de remparts à la monarchie russe qui restait maîtresseunique, absolue dans la mer Noire . C’était cette clause du traité A'Unkiar-Iskelessi qui ne permettait pas au / éloce de naviguer dans les eaux qui de-vaient nous porter à Trébizonde .

(11) M. l’abbé Scafi était un prêtre romain entré dans la congrégation desPères Lazzaristes et attaché à la mission dont le siège était à Constanti-nople . En 1838, M. Boré, passant dans cette ville pour se rendre dans l’Asie-Mineure, laChaldéeet pousser jusqu’en Perse, AL l’abbé Scafi partit avec luipour faire le même voyage. R avait accompagné le savant explorateur jusqu’àTabriz d’où il était revenu au couvent de Pera, afin d’y organiser les moyensde propagande civilisatrice que JL Boré réclamait pour donner à ses projetsd’école française toute l’extension nécessaire.

(12) On se rappelle qu’Ibraïm Pacha, maître de toute la Syrie , dut marcherà la rencontre d’une armée turque formidable rassemblée sur le bord de l’Eu-phrate et commandée par Hafiz-Pacha. Ce chef avait cru assurer le triomphe deses armes en attendant les Égyptiens dans un camp retranché qu’il avait établientre Alep et l’Euphrate , près du village de Nezib qui donna son nom à la ba-taille que les deux généraux se livrèrent dans son voisinage. Les troupes d’ibraïmPacha étaient aguerries ; la milice turque, au contraire, était composée pres-que entièrement de recrues levées à la hâte. Elle ne put soutenir le choc desÉgyptiens, et ne tarda pas à se débander. On dit que la trahison augmenta ledésordre. Les Égyptiens, en profitèrent, enfoncèrent toutes les lignes turques,