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20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
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566 COMMERCE DES INDES AVANT LA DECOUVERTEil en seroit resté au moins quelque trace, quand même ce chemin auro-icété négligé (a). Les plus judicieux Critiques parmi les Modernes font una-nimement de cette opinion , & ils cn donnent encore une autre raison ,cest que les Anciens nayant pas l'usage de la Boussole, il étoit impossiblequils entreprissent un pareil voyage, puisque les Portugais trouvèrent tantde difficultés tandis quils ne navigerent que le long des côtes dAfrique r& noserent pas se risquer assez en mer pour doubler sûrement le Cap (é).Nous pouvons ajouter une nouvelle raison, que lon na pas encore faitvaloir ; cest quaucune des Nations qui dans les anciens tems ont été enposseffion du Commerce des Indes, navoit intérêt à découvrir un tel pas-sage, cétoit tout le contraire; & par conséquent nous avons tout lieu decroire, quelles ne tournèrent point leurs pensées de ce côté- par la mê-me raison que bien des gens prétendent qua eue une Nation voisine den-sévelir dans le silence le passage dun de ses vaisseaux du Groënland au Ja-pon; ce qui seroit très-vraisemblable, si nous avions des preuves suffisan-tes de la vérité du fait (c), parceque cette découverte doit naturellementavoir déplu à ceux qui sont les maîtres de la plus grande partie du Com-merce des Indes, par la voye ordinaire (*). Mais il est tems de laisser ladiscussion des chemins dont les Anciens nont pu être instruits, pour par-ler de ceux par lesquels ils faisoient ce commerce , pendant quil fut en-tre leurs mains, quoique moins commodément & avec moins davantagequon ne le fait aujourdhui.

Il '- n ' e ïïpas II est très-connu aujourdhui que le commerce entre les Russes & les"Te ils S Chinois est très-praticable , même depuis que le Czar envoya des Am-Chiriois bassadeurs en 1659, qui passerent au -Nord du Royaume de Boucan, aun'aycnt eu travers des Déserts de la Grande Tartarie Mais quelque hardie quecommerce puisse paroître lasserrion , nous disons qu il n y a aucune raison de ctoireff ÍC f . les que cette route soit une nouvelle découverte, & quelle nait pas été austìSepun fréquentée autrefois quelle Test aujourdhui ; car, comme il est aisé de letrionahs prouver, cétoit dans les tems anciens que lEmpire de la Chine & celuid'ancien- des Indes étoient dans létat le plus florissant , & faisoient le plus grandnetí. commerce : d lon peut conclure quil est souverainement probable, quils

se

(«) VindicationofModem improvements (c) Philos. Tiansast. N°. CXVIII.p. 4:7,against the fabulous Suggestions oftheldo oîi il y a une ample relation de ce fait,laters of Antiquity. mais malheureusement cette piece curieuse

(ii>) % de li irros , Galvano , Massée, & en est anonyme,général tous ceux qui ont fait f Histoire des (d) Huit Hist. du Commerce de? Atl-

Découvertes des Portugais. ciens, p. 392.

(*) 11 y a dans les Trmisaùiom Philosophiques une Relation de M- Joseph Maxon , duaVaisseau Hollandois qui étant à la pêche en Groeniande, alla deux degrés au-delà duPôle. , II tenoit cette Relation de la bouche du Pilote de ce vaisseau , qui assurait quilsavoient trouvé une Mer ljbre, & un air austì chaud qu il est a Amflerdam pendantP Eté. 8i ce fait est vrai, comme M. Maxon assure quil en est très persuadé , il estdécisif, & prouve quil y a un passage fort court aux Indes, quii nest pas aisé de croi-re qui soit inconnu aux Hollandois , après une pareille expérience ; mais comme il nestni ne fera vraisemblablement jamais de leur intérêt de seu servir, il nest pas éton-nant quils e.i fassent un mystère.