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20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
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AVEC LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Cíîap. m. 5 g 5instituer cette Miiice, ce fut le caractère lâche, perfide & efféminé quu *ne longue servitude avoic rendu naturel aux Egyptiens, deforte quilsn e-toient nullement propres à la guerre. Ces Esclaves faisoient dexceliensSoldats, parceque nayan c ni parens ni amis que leurs compagnons, ilssappliquoient tout entiers à leur profession, nayant dautre espérance quede parvenir à des emplois militaires, qui nétoient donnés quau mérite.Quand un Sultan venoic à mourir, on choisissoit son Successeur parmi lesOfficiers du premier rang (a). On dìroit que le Gouvernement Mili-taire, si bien réglé, & appuyé fur un fondement si solide, auroit sub-sister Iongtems; cependant au bouc de cent-trence ans il sanéantit auíUbrusquement quil sétoit formé , par une mauvaise politique dautancmoins excusable, que sexpérience les avoít instruits à cet égard dans lasédition même qui desclaves les avoit rendus Souverains. Comme ils nefaisoient quune petite partie des Troupes réglées des Rois dEgyptc,&quilfalloit toujours avoir fur pied une nombreuse armée, dans un Paysla premiere maxime du Gouvernement étoit, que tous les naturels dé-voient être esclaves, iís furent embarrassés, parcequils nepouvoient sefier aux Troupes qui avoient servi avant la révolution ; ils íe déterminè-rent donc à acheter des enfans Chrétiens, pour les élever dans la mêmediscipline, qui avoit été la source de leur fortune (*). Jusques- ils agi-rent prudemment, mais en voulant raffiner, ce qui devoit servir à leurfureté, devint linstrument de leur ruine. On achetoit communément cesenfans en Circaffie de leurs propres parens, qui se disoient Chrétiens, maisqui par cet infâme trafic faisoient voir que leur foi navoit gueres din-stuence fur leurs mœurs; & ce qui est bien plus étrange, cest que lesEmpereurs de Constantinople firent un Traité avec les Mamelucs, par le-quel ils leur permetcoienc denvoyer tous les ans un ou deux vaisseauxdans la Mer Noire pour faire ce commerce & enlever ces malheureuxenfans (b). Quand ils étoient bien formés aux armes, & en état de ser-vir , on les mettoit dans toutes les Forteresses que lon avoit élevées pourtenir les habitans en bride, & on les appella Borgnes, parceque cesEortsRappellent Borge dans leur Langue. Les ManteJucs crurent par cette po-

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(a) Pocockiì Supplem. Hiíì. Dynast.p. 9. (P) Iluet ubi sap. p. 428.

m T p Lecteur doit se souvenir que nous navons dessein dans le texte, que de lier les-t I. Le ,3p r e commerce avec lHistoire des Peuples entre les mains desouelsil passa, &volutions de « n ous parlons des Maroelucs. Cétoiem des gens turbu-

cest par cctN ^ , 1 Tre au ácdms ou au dehors, & jaloux an suprême degré

lens, presque tqujou 6 pen< jant quils furent maîtres de lEgypte, le Commerce des

des Etrangers; ueiorte q 1 e solls ] es Princes de la famille deSaladin; cependantIndes rapporta beaucoup m 1 dg j a même maniéré quon le fit dans la fuite &il se faisoit de leur te® P P f des profits prodigieux par le débit des marchan-

drses qu ils acrietoient m FIandres . îiz portoient ensuite en retour les productionsd tousses pays, dont plusieurs, après avoir été travaillées, se répondent ÛaflS les lieuxdoi°elles étoient venues (i>

(1) Vtritsol semer. Mundi, C, XXVI,

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